Merkel critique le processus électoral en Russie

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Par: rédaction
2/12/07 - 08h19

La chancelière allemande Angela Merkel critique l'organisation des élections législatives qui se tiennent dimanche en Russie et notamment le fait que la surveillance du scrutin par des observateurs étrangers soit limitée. "Nous avons bien sûr remarqué combien a été restreinte la possibilité pour les militants pour les droits civiques de s'exprimer", déclare la chancelière.

"Et je regrette également que les observateurs de l'OSCE n'aient pas pu prendre part aux élections là-bas", ajoute-t-elle, en déplorant que "le déroulement des élections en Allemagne et en Russie se différencie encore de manière notoire". Seul un groupe restreint d'observateurs étrangers surveillera le scrutin. La principale instance de surveillance électorale de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH), a décidé de boycotter les élections en raison des entraves mises par Moscou.

"J'espère aussi évidemment que la presse pourra rendre compte en toute indépendance de ces élections", poursuit Mme Merkel. Washington a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude sur la régularité des législatives, où un plébicite est attendu en faveur de Vladimir Poutine. "Nous allons sûrement devoir encore argumenter longtemps" pour plaider l'autorisation en Russie de partis libres et le respect des droits de l'Homme, souligne Mme Merkel, qui dit "souhaiter que la Russie prenne le chemin de l'ouverture aux opinions diverses".

Elle concède que sous la présidence de Poutine, "le citoyen russe normal" avait "naturellement gagné en matière de stabilité de vie". "La Russie paie à nouveau des retraites, il y a des salaires et (...) la Russie joue à nouveau un rôle dans le monde", reconnait Mme Merkel. Prônant la recherche "constante" du dialogue avec Moscou, elle souligne l'importance du partenariat stratégique avec la Russie pour parvenir à des résultats dans d'autres dossiers internationaux, tels le nucléaire iranien ou le Kosovo, malgré les divergences d'opinion. "Nous dépendons l'un de l'autre, mais cela ne doit pas empêcher les critiques sur certains sujets que nous considérons différemment du président russe", dit Mme Merkel.

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