Le Sri Lanka rejette les appels à une enquête pour crimes de guerre

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Par: rédaction
22/05/09 - 16h21
"Certains ont essayé d'arrêter notre campagne militaire en menaçant de nous traîner devant les tribunaux pour crimes de guerre. Certains essaient encore de le faire, mais je n'ai pas peur", a déclaré le président Rajapakse dans un discours prononcé devant le Parlement sri-lankais.

Le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapakse, a rejeté vendredi les appels en faveur d'une enquête internationale qui serait chargée de déterminer si l'armée sri-lankaise a commis des crimes de guerre pendant son offensive victorieuse contre les rebelles tamouls.

"Certains ont essayé d'arrêter notre campagne militaire en menaçant de nous traîner devant les tribunaux pour crimes de guerre", a déclaré M. Rajapakse dans un discours prononcé à Colombo devant des dizaines de milliers de ses partisans réunis devant le Parlement sri-lankais et transmis par la télévision nationale. "Certains essaient encore de le faire, mais je n'ai pas peur", a lancé le président à la foule. "Ma force, c'est votre soutien. Je suis même prêt à aller à la potence en votre nom".

Des milliers de civils -plus de 7.000, selon l'ONU- ont été tués en quatre mois au cours de l'offensive générale menée par l'armée sri-lankaise pour mettre fin à la rébellion des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), qui avaient établi un Etat de facto sur le nord et le nord-est du Sri Lanka.

Colombo a proclamé lundi sa victoire totale, l'armée ayant repris la dernière bande de territoire que tenaient les Tigres.

M. Rajapakse, qui est aussi le commandant en chef des forces armées, a déclaré dans son discours que les LTTE avaient été totalement écrasés par l'armée et qu'ils n'avaient aucune possibilité de lancer une nouvelle insurrection.

Les deux camps sont accusés de violations des droits de l'homme par des organisations humanitaires, qui déclarent que l'armée a procédé à des bombardements indiscriminés sur des zones où se trouvaient des civils et que les LTTE se sont servis des civils comme boucliers humains.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU doit tenir lundi une session extraordinaire sur le Sri Lanka. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon était attendu vendredi au Sri Lanka.

La semaine dernière, la Grande-Bretagne, ex-puissance coloniale, a promis son "soutien à une enquête rapide (...) pour déterminer si des crimes de guerre ont été commis". (belga)

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