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L'assignation à résidence de Suu Kyi annulée

Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), principal parti d'opposition à la junte militaire en Birmanie
Le régime militaire birman a officiellement mis fin mardi à l'assignation à résidence de l'opposante Aung San Suu Kyi, qui se poursuivait depuis près de six ans, mais la "Dame" de Rangoun reste en prison en liaison avec l'intrusion d'un Américain chez elle, a indiqué son parti.

Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a précisé qu'un haut responsable de la police avait remis dans la matinée à Mme Suu Kyi une lettre lui notifiant la levée des restrictions liées à son assignation à résidence depuis 2003. L'ordre expirait mercredi. Mais Nyan Win a déclaré ne pas savoir si les partisans de l'opposante devaient être "contents ou tristes", étant donné qu'elle est détenue à la prison d'Insein, au nord de Rangoun, où elle est jugée et risque jusqu'à cinq ans de prison pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence en recevant début mai l'Américain John Yettaw.

"Le général de police Myint Thein est venu à la prison et a lu un texte annulant l'ordre" d'assignation à résidence, qui est "daté d'aujourd'hui", et "ils en ont remis une copie à Mme Aung San Suu Kyi", a dit le porte-parole de la LND à la presse. Cela veut dire qu'elle "est libre" en vertu de la clause pertinente de la "Loi visant à protéger l'Etat des dangers émanant d'éléments subversifs" qui justifiait son assignation à résidence, a-t-il ajouté.

Depuis 2008, le régime commençait à être à court d'arguments juridiques pour justifier le maintien en détention de Mme Suu Kyi au-delà des cinq ans autorisés par cette loi, rappellent des experts. Le même général Myint Thein avait assuré mardi matin que Mme Suu Kyi avait été assignée à résidence pendant quatre ans et six mois, à partir du 28 novembre 2004, et que cette détention pouvait être prolongée encore de six mois, jusqu'en novembre 2009.

Mme Suu Kyi avait été arrêtée en mai 2003 mais sa détention jusqu'à novembre 2004 était valide en vertu d'une autre loi, avait-il affirmé. Au total, l'opposante a été privée de liberté pendant plus de 13 des 19 dernières années. (belga/mb)
26/05/09 16h09
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