Les chefs d'Etat sud-coréen et russe ont convenu d'oeuvrer ensemble pour obtenir une réaction internationale ferme à l'essai nucléaire annoncé lundi par la Corée du Nord, a indiqué la présidence sud-coréenne.
"Menace pour la paix dans le monde"
Le président Lee Myung-bak et son homologue russe Dimitri Medvedev se sont mis d'accord après une conversation au téléphone de 20 minutes, a indiqué la présidence.
M. Medvedev a estimé que l'essai nucléaire constituait une "violation évidente" d'une résolution de l'ONU de 2006 prise après le premier essai nucléaire nord-coréen d'octobre 2006, selon la même source. Selon M. Medvedev, ce test menace la paix dans le monde et la stabilité de la péninsule coréenne.
Medvedev pour une "nouvelle résolution, plus ferme"
Il s'est engagé à soutenir une "nouvelle résolution, plus ferme" du Conseil de sécurité de l'ONU, ajoutant que l'essai de lundi ne pouvait se justifier en aucune circonstance, a ajouté la présidence sud-coréenne dans un communiqué.
M. Lee a aussi proposé que les deux pays coopèrent étroitement afin de faire revenir la Corée du Nord à la table des négociations à six pays (deux Corées, Chine, Etats-Unis, Russie et Japon) sur sa dénucléarisation.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné le nouvel essai nucléaire effectué lundi par Pyongyang et décidé de préparer une résolution qui devrait comporter de nouvelles sanctions à l'égard du régime nord-coréen. (belga/th)


