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La France va subsidier la production de jeux vidéo "sérieux"

"20 millions d'euros supplémentaires seront engagés d'ici la fin 2009 sous la forme d'achats directs par l'administration de serious games et d'applications web 2.0"
Le gouvernement a lancé mercredi un appel à projets pour soutenir les jeux vidéo dits "sérieux", à vocation pédagogique ou de sensibilisation, et annoncera en septembre les candidats choisis.

20 millions pour soutenir le secteur
Cette initiative, dotée de 20 millions d'euros, s'inscrit dans le cadre du volet numérique du plan de relance, dévoilé début mai. Les candidatures doivent être déposées d'ici le 6 juillet, avant l'examen des dossiers au cours de l'été, puis l'annonce des acteurs sélectionnés début septembre, a précisé la secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, dans un communiqué.

La réalisation des jeux vidéo, qui pourront être déclinés sur les thèmes de la formation, la santé, l'insertion ou l'environnement, s'effectuera ensuite sur une période d'un à deux ans. Dix millions d'euros seront par ailleurs consacrés à des "projets collaboratifs de services web innovants". Enfin, "20 millions d'euros supplémentaires seront engagés d'ici la fin 2009 sous la forme d'achats directs par l'administration de serious games et d'applications web 2.0" (outils internet interactifs), a souligné Mme Kosciusko-Morizet.

"Opportunité intéressante" pour "renforcer" la filière
Les jeux vidéo "sérieux", un marché de niche très développé aux Etats-Unis sous l'impulsion de l'Etat, représentaient en 2007 entre 1,5 milliard et 10 milliards de dollars dans le monde, mais seulement quelques dizaines de millions d'euros en France, a rappelé la secrétaire d'Etat. Le syndicat national du jeu vidéo (SNJV), qui regroupe les professionnels du secteur, a salué ce projet, estimant que c'était une "opportunité intéressante" pour "renforcer" la filière française, tout en mettant en garde contre "l'effet d'aubaine".

"Nous sommes conscients que, dans le contexte actuel de crise, beaucoup d'acteurs extérieurs à nos métiers pourraient tenter de tirer profit de cette mesure", a déclaré son président Nicolas Gaume, cité dans un communiqué. (belga/th)
27/05/09 17h03
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