Des navires dépêchés dans la zone des débris d'avion

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Par: rédaction
2/06/09 - 15h00
Le navire qui aurait repéré les débris d'avion MISE À JOUR
Un A330 similaire à celui d'Air France

L'armée de l'air brésilienne a découvert de "petits débris" - comme un siège de passager - d'un avion dans l'Atlantique, à 650 km au nord-est de l'île de Fernando de Norohna, sans pouvoir confirmer qu'il s'agit de l'Airbus A330 disparu, a annoncé un porte-parole de l'armée.

Secours éventuel
Trois navires marchands, deux sous pavillon néerlandais et un sous pavillon français, se trouvaient mardi à la mi-journée à proximité de la zone où des appareils des forces aériennes brésiliennes ont repéré des débris d'un avion, a indiqué une source maritime.

"Nous avons demandé à trois navires marchands qui étaient dans la région de dévier leur route en direction de la zone où ont été vus des débris d'un avion, afin de pouvoir prêter secours", a déclaré le lieutenant Henrique Afonso Lima, du commandement du 3ème district naval.

Un de ces navires, battant pavillon hollandais, était à la mi-journée à quelque vingt milles marins (environ 37 km) du lieu où ont été localisés les débris, et les deux autres se trouvaient à une distance de 30 milles (54 km) à 40 milles (72 km).

"Cela dépendra de leur vitesse, mais ces navires pourraient arriver sur la zone dans les prochaines heures", a souligné le lieutenant Lima.

Zone immense à quadriller
L'armée française à Dakar venait justement d'affirmer ce matin que les recherches menées par des avions brésiliens et français au-dessus de "la zone supposée du crash" de l'Airbus A330 d'Air France, disparu lundi avec 228 personnes à bord, "n'avait encore rien donné".

"Depuis hier, deux avions brésiliens (...) ont parcouru la zone supposée du crash qui se trouve autour d'un point qu'on appelle Tazil. Et hier, nous avons eu une mission d'un avion militaire français. Les recherches n'ont encore rien donné" avait déclaré le commandant de la base, le colonel Laurent Mathou, au cours d'une conférence de presse mardi.

L'exploration couvre une zone de l'océan Atlantique située "à environ 1.000 km des côtes brésiliennes" et "environ 2.000 km des côtes sénégalaises" avait-t-il précisé. "La météo n'était pas du tout favorable (lundi, pour les recherches), du fait de la présence d'un front intertropical (...) avec une zone nuageuse très, très orageuse" avait souligné le militaire français. Le chef de bord de l'équipage de l'appareil Bréguet Atlantique qui a participé à l'opération, David Turquet, avait confirmé que la mission avait été "très perturbée" par des averses et des turbulences très fortes.

Pas de balise à l'horizon
"Malheureusement, nous n'avons détecté aucune émission de balise de détresse" sur le trajet prévu de l'avion, avait relaté le lieutenant de vaisseau Turquet. Les recherches pour "essayer de détecter de vastes étendues de débris" ont également été vaines, dans "la zone de patrouille qui fait à peu près 200 kilomètres sur 70", a-t-il dit.

Outre des avions brésiliens, deux appareils militaires français avaient repris mardi matin les recherches, avec "une météo plutôt favorable" selon le colonel Mathou. Il s'agit d'un Atlantique 2, qui a patrouillé dans la zone de responsabilité sénégalaise, et un Falcon 50, plus au sud, dans la zone de responsabilité brésilienne. Deux navires militaires français étaient également attendus sur zone dans la journée. "Nous allons maintenir les recherches jusqu'à ce qu'on trouve quelque chose", avait assuré le lieutenant de vaisseau Turquet. Reste maintenant à déterminer si les débris retrouvés sont bien ceux de l'avion d'Air France. (afp/belga)

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