Les Etats membres de l'Union européenne ont évoqué jeudi la possibilité de soulager dans un proche avenir les pays européens méditerranéens qui voient affluer sur leurs rives un nombre grandissant de migrants.
Réunis à Luxembourg, les ministres européens en charge de l'Immigration ont ainsi discuté d'un possible partage des réfugiés arrivant dans un premier temps sur la seule île de Malte.
La France accueillante
Les Vingt-sept ont à cette fin confié à la Commission européenne la tâche de mettre sur pied un projet-pilote visant à relocaliser dès cet été, et sur base volontaire, des migrants reconnus comme réfugiés par Malte dans d'autres Etats membres de l'UE.
En pointe sur ce dossier, la France a déjà fait savoir qu'elle était prête à accueillir quelque 80 étrangers reconnus comme réfugiés par Malte. "C'est une étape significative. L'UE n'est pas rapide, mais elle agit bien", a souligné jeudi le ministre maltais de l'Intérieur, Carm Mifsud Bonnici.
La Belgique marche sur des oeufs
La Belgique se veut, elle, plus prudente que la France. "Nous n'avons pas de problème de principe avec une redistribution (des réfugiés), mais il faut d'abord progresser dans l'harmonisation des procédures d'asile", soulignait jeudi le porte-parole de la ministre de l'Asile et de la Migration, Annemie Turtelboom (Open VLD).
Le ministre italien Roberto Maroni, dont le pays est également confronté à des arrivées massives de migrants sur l'île de Lampedusa, a qualifié de son côté le projet d'"intéressant, mais insuffisant".
Solidarité nord-sud... dans l'UE
La pression migratoire sur les pays du sud de l'Europe envenime depuis plusieurs années les relations entre pays européens, les pays du sud reprochant à leurs collègues du nord de ne pas être suffisamment solidaires face à cet afflux. (belga)


