Les chefs des groupes parlementaires du Sénat italien ont annoncé qu'ils avaient décidé mercredi que le leader libyen Mouammar Kadhafi s'exprimerait jeudi dans une salle annexe du palais sénatorial et non dans l'hémicycle comme initialement prévu.
L'opposition de centre-gauche menaçait de boycotter le discours du leader libyen devant le Sénat si celui-ci se tenait dans l'hémicycle, et le mécontentement enflait dans la classe politique italienne devant cette perspective.
Non merci!
"La décision de laisser parler un 'prix Nobel du terrorisme' alors qu'un prix Nobel de la Paix comme le dalaï lama n'a pas pu s'exprimer a été prise en dépit de l'opposition de nombreux sénateurs de droite et de gauche", avait déclaré plus tôt le sénateur d'opposition Stefano Pedica.
Les sénateurs du Parti démocrate (centre gauche), la principale force d'opposition, avaient décidé de boycotter le discours prononcé par M. Kadhafi en tant que président en exercice de l'Union africaine. "Le discours solennel du président libyen Kadhafi devant le Sénat ne semble ni justifié ni opportun", avait également estimé Benedetto Della Vedova, un député du parti de Berlusconi.
Manifestations
Plusieurs centaines de personnes ont par ailleurs manifesté dans le calme contre la visite du président libyen mercredi après-midi sur une place du centre de Rome, au nom de la défense des droits de l'Homme.
Près du Campidoglio, la mairie de Rome, des étudiants de l'université La Sapienza de Rome ont commencé mercredi à recueillir des signatures contre les visites prévues jeudi du leader libyen à la mairie de Rome ainsi qu'à l'université.
La collecte de signatures s'est déroulée dans le calme alors qu'un dispositif de sécurité très important a été mis en place dans la capitale italienne pour assurer la sécurité du leader libyen et des deux cents personnes de sa suite. (belga)


