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Agressions racistes anti-Roumains en Ulster

Une centaine d'immigrés roumains forcés de se réfugier en urgence mardi dans une église de Belfast, en Irlande du Nord, après avoir été victimes d'agressions racistes, ont été placés mercredi dans un abri temporaire, a-t-on appris de sources concordantes.

115 personnes évacuées dont une fillette de cinq ans
Cibles d'une série d'attaques racistes, environ 115 personnes, dont une fillette de 5 ans, avaient évacué mardi leur maison du quartier de Lisburn Road, dans le sud de Belfast, pour trouver refuge dans une église proche. La police avait assisté la vingtaine de familles dans leur déménagement et des bénévoles les avaient aidées à passer la nuit dans l'église en leur fournissant couchages et nourriture.

Mercredi, les Roumains ont été relogés temporairement dans un centre de loisirs proche, où de la nourriture leur sera distribuée. Les violences racistes se sont multipliées ces derniers jours à Belfast. Lundi, les participants à une manifestation de soutien aux immigrants d'Europe de l'est ont été attaqués par des jeunes, qui leur ont lancé des bouteilles et leur ont adressé des saluts racistes.

"Ces criminels sont des prédateurs pour la société"
"Un petit groupe de voyous racistes" sont derrière les agressions visant les Roumains, a déclaré à la chaîne ITV Malcolm Morgan, le pasteur les ayant hébergés. "Les problèmes couvaient depuis quelques jours", a-t-il ajouté. "Il y a eu des pierres lancées et des fenêtres brisées. Quand les Roumains sont arrivés hier soir (mardi), ils étaient désespérés et perplexes."

Le vice-Premier ministre d'Irlande du Nord, Martin McGuinness, a dénoncé mercredi les "criminels racistes" à l'origine des agressions. "Ces criminels sont des prédateurs pour la société, et bien souvent pour les membres les plus faibles de la société", a-t-il déploré. Désabusés, les Roumains étaient nombreux mercredi à envisager de retourner très vite dans leur pays. "Je veux juste rentrer chez moi maintenant", a déclaré une mère de famille, qui a refusé de donner son nom. "Je ne me sens plus à l'aise ici." (belga/th)
17/06/09 14h05
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