Vers un deuxième mandat?
Le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a exposé ses priorités en vue d'un second mandat, dans une lettre adressée jeudi aux 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Il met l'accent sur la compétitivité économique et sur l'environnement, confirmant les orientations de ses cinq premières années à la tête de l'exécutif communautaire.
"Nous avons besoin de plus, pas de moins d'Europe"
La reconduction de M. Barroso sera discutée jeudi soir par les dirigeants de l'UE, qui doivent entériner sa candidature, avant un vote d'approbation au Parlement européen. En l'absence d'adversaire avoué, le Portugais semble assuré d'être désigné, mais il doit encore bâtir un consensus autour de son programme.
Dans sa lettre, il plaide pour "une Commission européenne forte". "Nous avons besoin de plus, pas de moins d'Europe", estime-t-il, tout en précisant que l'Europe doit "se concentrer sur les domaines où elle peut apporter une valeur ajoutée réelle".
"Une croissance plus intelligente, plus verte et plus durable"
En matière socio-économique, M. Barroso met l'accent sur la "compétitivité", le développement d'"une base industrielle à haute valeur ajoutée", "un secteur des services fondé sur l'excellence" ou encore "la transition radicale vers une société de la connaissance". Il insiste aussi sur la nécessité d'"une croissance plus intelligente, plus verte et plus durable", ainsi que sur celle d'"assurer la soutenabilité fiscale à long-terme".
M. Barroso entend également poursuivre les efforts de lutte contre le changement climatique, un dossier où les initiatives de la Commission lui ont valu des louanges presque unanimes. S'il mentionne la "solidarité" et la "cohésion", le président sortant ne met par contre pas vraiment l'accent sur les questions sociales.
Si la lettre devrait achever de convaincre les chefs d'Etat et de gouvernement, il n'est pas certain qu'elle suffise aux députés européens, notamment ceux de gauche, qui ont vivement attaqué M. Barroso pour son manque de réactivité face à la crise économique et sa passivité en matière sociale. (belga/th)


