Frédéric Mitterrand tâtonne pour trouver sa place

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Par: rédaction
24/06/09 - 19h29

Le nouveau ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a quelque peu tâtonné pour trouver sa place sur les bancs du gouvernement français dans l'hémicycle, mercredi à l'Assemblée, pour sa première séance de questions au gouvernement, mais n'a pas eu à prendre la parole.

Arrivé quelques minutes avant 15H00, il est allé s'asseoir directement à la droite du Premier ministre, sur un autre banc séparé par une travée. Surgit alors le numéro deux du gouvernement, Jean-Louis Borloo, qui se plante devant lui tout sourire, l'air de dire: "c'est ma place". Léger embarras de Frédéric Mitterrand, qui se lève, hésite, cherche un autre siège libre. Pas la peine d'aller s'asseoir ailleurs, lui signale Jean-Louis Borloo d'une main sur le bras.

D'un geste ample, le ministre de l'Ecologie demande plutôt à Patrick Devedjian (Relance) et à Dominique Bussereau (Transports), assis à la droite du ministre de la Culture, de se décaler. Or le banc ne compte que trois places... Voilà donc Dominique Bussereau, l'air renfrogné, obligé de se lever, dossiers sous le bras, et d'aller prendre place loin de là, à l'extrémité des sièges réservés au gouvernement.

En dehors du Premier ministre et du ministre chargé des Relations avec le Parlement, assis à sa gauche, il n'existe pas d'ordre protocolaire sur les bancs du gouvernement. "Les ministres s'asseyent où ils veulent et où il peuvent", indique-t-on de source parlementaire.

Aucun député ne lui ayant posé de question, M. Mitterrand n'a pas eu à prendre la parole, répondant en revanche à de nombreux messages de bienvenue. A défaut d'une question, le nouveau locataire de la rue de Valois a droit à un clin d'oeil de son collègue Hervé Novelli (Commerce), répondant à une question sur la taxe professionnelle. "Sur tous les bancs de cette Assemblée et ailleurs, cette taxe professionnelle a été critiquée. Je vous rappellerai les propos de M. Mitterrand. Je veux parler de François Mitterrand, l'ancien président de la République...", a-t-il lancé, suscitant l'hilarité générale. (afp)

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