Nicolas Sarkozy aux Antilles, quatre mois après les grèves

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Par: rédaction
25/06/09 - 06h41

Quatre mois après les violentes grèves qui ont secoué les Antilles, Nicolas Sarkozy se rend jeudi et vendredi à la Martinique et en Guadeloupe pour apporter sa pierre aux états généraux ouverts afin de tenter de remédier à une crise politique et sociale persistante.

Annoncée pour le coup d'envoi de cette grande consultation, la visite du chef de l'Etat, la troisième de son quinquennat en outre-mer après la Guyane et la Martinique l'an dernier, est restée longtemps suspendue à un "retour au calme" après l'agitation du début d'année. De janvier à mars, la Guadeloupe et la Martinique ont été paralysées par une longue grève. Parti d'une simple revendication en faveur d'une hausse des bas salaires, le mouvement a rapidement prospéré sur fond de crise économique, d'injustice sociale et de malaise identitaire, pour culminer avec plusieurs nuits d'émeutes et la mort d'un syndicaliste guadeloupéen.

Longtemps en retrait, Nicolas Sarkozy a calmé la colère le 19 février en débloquant 580 millions d'euros qui ont notamment permis d'offrir aux bas salaires les 200 euros réclamés par les grévistes. Et pour préparer l'avenir, il a lancé des états généraux voulus comme un "débat sans tabou" sur tous les sujets. Aujourd'hui, les mesures d'urgence sont en vigueur et ce que l'ex-secrétaire d'Etat Yves Jégo, très critiqué pendant la crise et débarqué au remaniement de mardi, a qualifié de "plus grande consultation jamais réalisée en outre-mer" bat son plein.

Avant une synthèse des travaux et les premières décisions attendues en octobre du tout nouveau conseil interministériel de l'outre-mer, Nicolas Sarkozy vient aux Caraïbes apporter sa contribution au débat. "Le président va livrer ses propres idées, suggestions et intuitions à la réflexion qui doit permettre de bâtir un modèle refondé de relations entre les Antilles et la métropole", explique-t-on à l'Elysée.

Outre la "promesse d'égalité" réitérée lundi devant le Congrès de Versailles aux 2,6 millions de Français d'outre-mer, il doit profiter de son séjour "pour rappeler un certain nombre de principes républicains", glisse son entourage. Dans le collimateur, les actions musclées du fer de lance de la contestation en Guadeloupe, le collectif LKP, qui suscitent selon l'exécutif un "malaise persistant". (afp)

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