La catastrophe de Viareggio fait une 22e victime
Le bilan de la catastrophe ferroviaire de lundi à Viareggio s'établissait vendredi à au moins 22 morts après le décès ces dernières heures de trois personnes qui avaient été grièvement brûlées, a indiqué le service de santé régional.
Lors de cet accident ferroviaire le plus meurtrier en Italie depuis au moins 20 ans, un wagon-citerne de GPL a déraillé avant d'exploser près de la gare de Viareggio, en plein centre ville.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, une femme - qui n'avait pas pu être identifiée comme plusieurs autres morts grièvement brûlés - est décédée de ses brûlures.
Un jeune Marocain de 34 ans est également mort vendredi dans la matinée, puis une femme de 40 ans - mère de trois enfants dont deux sont décédés dans la catastrophe et dont le mari est dans un état grave - est morte quelques heures plus tard.
Le conseil des ministres, réuni à la mi-journée, a observé une minute de silence à la mémoire des victimes de la tragédie, avant de déclarer l'état d'urgence dans la zone touchée ce qui permet notamment d'écourter les procédures.
Le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a affirmé que "toutes les vérifications concernant les causes de l'accident seront effectuées", selon un communiqué de la présidence du conseil.
L'agence nationale italienne pour la sécurité ferroviaire a décidé jeudi l'immobilisation immédiate de ce type de wagons qui appartiennent à la société américaine GATX.
Une fêlure dans l'acier d'un essieu, qui a entraîné sa rupture puis l'affaissement du wagon et son déraillement, serait à l'origine de la catastrophe, selon les premiers éléments de l'enquête.
La gare de Viareggio a rouvert partiellement tôt vendredi mais les trains n'ont circulé que sur deux des huit voies, selon l'agence Ansa. (belga)