Les Belges visés par des tirs et des roquettes à Kunduz
Les militaires belges déployés dans le nord de l'Afghanistan ont été impliqués au cours de la semaine écoulée dans deux incidents armés dans la région de Kunduz, qui n'ont fait aucun blessé, alors que plusieurs attaques à la roquette ont visé leur cantonnement, a indiqué vendredi le ministère de la Défense.
Incidents les 19 et 20 juilletCes incidents se sont produits les 19 et 20 juillet, a précisé le ministère, au cours d'un point de presse hebdomadaire.
Le 19 juillet, l'équipe d'instructeurs chargée d'encadrer une brigade de l'armée afghane - une "Operational Mentoring and Liaison Team" (OMLT) dans le jargon de l'OTAN - a été prise "plusieurs fois sous le feu d'insurgés", ont-ils affirmé, soulignant qu'aucun blessé n'était à déplorer. Un véhicule belge de type MPPV (MultiPurpose Protected Vehicle) "Dingo II" a subi "quelques légers dégâts", selon la Défense.
Le même jour, deux militaires afghans ont été blessés lorsque leur véhicule a été touché par un engin explosif improvisé ("Improvised Explosive Device", IED).
Opération "Uqab"Le lendemain, l'OMLT belge, actuellement principalement composée de membres du régiment des Chasseurs ardennais de Marche-en-Famenne, a, à nouveau, été l'objet de tirs, qui n'ont fait cette fois ni blessé ni dégât matériel, lors de l'accompagnement de la 2ème brigade de l'armée nationale afghane (ANA), engagée dans l'opération "Uqab" (alias "Eagle" ou "Adler") destinée à créer un "environnement stable et sûr" dans la région de Kunduz en vue de l'élection présidentielle du 20 août.
Cette opération, qui devrait durer environ une semaine, se déroule sous commandement afghan et implique quelque 300 soldats allemands dotés de blindés et plus de 800 soldats et 100 policiers afghans, selon l'armée allemande, très présente dans la région dans le cadre de la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), dirigée par l'OTAN.
Attaques à la roquette contre le camp de KunduzPlusieurs attaques à la roquette ont aussi été enregistrées les 19 et 20 juillet contre le camp militaire de Kunduz, qui accueille, outre des troupes allemandes, une centaine de militaires belges: 69 au sein de l'OMLT - et une vingtaine qui sont intégrés au sein d'une Equipe provinciale de Reconstruction ("Provincial reconstruction Team", PRT) dirigée par l'Allemagne. "Des impacts ont été constatés sur l'aéroport - tout proche - à l'intérieur et à l'extérieur" de l'enceinte du camp, ont précisé les porte-parole.
Au cours de la semaine écoulée, des attaques à la roquette ont également eu lieu sur les deux autres lieux où sont déployés des militaires belges: deux sont tombées en dehors du périmètre de l'aéroport international de Kaboul (KAIA, gardé par une compagnie de protection belge) et une autre a visé l'aéroport de Kandahar (sud), où sont basés quatre chasseurs-bombardiers F-16 et une centaine de Belges.
La zone opérationnelle belge évacuéeLes F-16 n'ont, cette semaine, pas utilisé leur armement, a ajouté la Défense, rappellant que deux accidents aériens s'étaient produits à Kandahar. Le 19 juillet, un hélicoptère civil de type Mi-8 ("Hip" dans la terminologie de l'OTAN) appartenant à la société russe Vertikal-1 s'était écrasé près de la base. Le 20 juillet, un chasseur-bombardier "Tornado" britannique a été victime d'un accident en fin de piste au décollage, mais l'équipage a survécu en s'éjectant.
La zone opérationnelle belge a cependant dû être évacuée temporairement en raison des risques d'explosion. (belga/th)