L'UE exclut une procédure d'adhésion accélérée pour l'Islande

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Par: rédaction
27/07/09 - 11h04
Falaises de Hornbjarg, Fjords de l'Ouest.

La présidence suédoise de l'UE a assuré lundi que l'Islande ne bénéficierait pas d'une procédure accélérée pour intégrer l'Union européenne, même si l'île est plus avancée que les autres pays qui frappent à la porte du bloc des 27.

L'Islande déja dans le marché commun et dans Schengen
"Il n'y a pas de procédure accélérée (prévue) pour l'Islande, mais clairement la route sera moins longue pour l'Islande dans la mesure où ils sont déjà membres du marché commun (européen) et de l'espace Schengen" sans frontières, a déclaré le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. Il s'exprimait à son arrivée à une réunion avec ses collègues européens à Bruxelles.

L'Islande, qui vient de déposer sa demande de candidature, est déjà membre de l'Espace économique européen, ce qui fait qu'elle applique déjà près de trois quarts des lois européennes. Un élément qui devrait accélérer le processus. Lundi, les chefs de la diplomatie de l'UE doivent franchir une première étape de procédure en acceptant de transmettre à la Commission européenne le dossier islandais afin qu'elle donne un avis.

L'Islande mieux placé que les pays des Balkans
Ce qui devrait prendre plusieurs mois au moins, avant l'ouverture de négociations d'adhésion. La transmission de la demande de candidature est une étape purement technique. Mais le Monténégro, qui avait déposé sa requête en décembre 2008, a dû attendre fin avril pour l'obtenir, en raison de réticences de certains Etats comme l'Allemagne.

Quant à l'Albanie, elle a déposé sa demande en avril et n'a toujours pas obtenu qu'elle soit envoyée à la Commission. Officiellement en raison de l'incertitude qui pèse encore sur les résultats définitifs des élections législatives de fin juin dans le pays, suite au dépôt de réclamations.

Pas de concurrence avec les pays des Balkans
M. Bildt a souligné que la candidature islandaise ne devait pas faire de l'ombre aux pays des Balkans. "Nous devons retrouver un élan" pour l'intégration des pays des Balkans occidentaux dans l'UE, a-t-il dit, "je perçois un risque de retour en arrière concernant les Balkans, même s'il n'est pas très élevé aujourd'hui". (afp/th)

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