La lutte contre les discriminations au travail va s'intensifier en Italie avec un projet de loi gouvernemental prévoyant de sanctionner par de lourdes amendes et des peines allant jusqu'à un an de prison les patrons sexistes, a rapporté vendredi l'agence italienne Ansa.
Les différences de salaire ou toute forme de discrimination entre homme et femme seront interdites, avec une attention particulière portée aux périodes de grossesse et aux congés de maternité. Les discriminations dans l'accès à l'emploi, à la formation et à l'avancement professionnel seront également sanctionnées.
L'amende maximale prévue par le projet de loi pour les patrons culmine à 50.000 euros, contre seulement 206 euros actuellement. Les peines de prison les plus lourdes passeront de trois mois à un an. La loi vise également le harcèlement verbal et sexuel et toutes les formes de discriminations subies par les employés, homme ou femme, ayant refusé de se plier au harcèlement.
Le projet a été approuvé vendredi en Conseil des ministres et doit désormais être examiné par diverses autorités régionales et parlementaires avant d'être définitivement adopté. L'Italie entend ainsi se mettre ainsi en conformité avec une directive européenne sur la parité.
Il s'agit de "supprimer les obstacles qui interdisent aux femmes (...) de poursuivre leur carrière et d'atteindre les postes de direction" en Italie, a estimé la ministre à l'égalité des chances, Mara Carfagna, à l'origine du projet.
"Jusqu'à maintenant, les patrons étaient invités à ne pas discriminer les femmes. Désormais, il leur sera interdit de la faire sous peine de graves sanctions", a-t-elle affirmé. (belga)


