Les dernières centaines de déplacés de L'Aquila, dans le centre de l'Italie, dont les habitations n'ont jamais été endommagées sérieusement, n'ont plus le droit de loger dans les hôtels qui les accueillaient depuis le séisme du 6 avril, a indiqué la Protection civile.
Plus logés aux frais de l'État
"Depuis l'entrée en vigueur (jeudi) d'une ordonnance du gouvernement, ces personnes n'ont plus le droit d'être logées aux frais de l'Etat" puisque leurs maisons peuvent les accueillir, a expliqué à l'AFP un responsable de la Protection civile depuis L'Aquila.
"Une centaine de personnes ont déjà quitté les hôtels. Nous devrions pouvoir en recenser plusieurs centaines d'autres" vendredi soir, soit la quasi-totalité des personnes concernées, quatre mois après le séisme qui a fait près de 300 morts, a précisé ce responsable.
Retour à la vie normale
Des milliers d'habitants de L'Aquila ont quitté leurs maisons après le séisme meurtrier de début avril et nombre d'entre eux refusaient jusqu'à présent d'y retourner par peur des tremblements de terre qui ont continué à secouer la région des Abruzzes. "Il faut que nous reprenions petit à petit des conditions de vie normales", a ajouté le responsable.
Selon l'ordonnance à l'origine de ces départs, les victimes du séisme qui logent encore à l'hôtel doivent déclarer sur l'honneur ne pouvoir rentrer chez elles sous peine de devoir rembourser les nuits indues. Environ 50% des maisons de la zone ont été classées sans risque. Les habitants de cette zone peuvent cependant bénéficier, en cas de doute, d'une contre-expertise.
Quelque 19.000 personnes sont toujours logées dans des hôtels, 20.000 dans des tentes et 10.000 chez des personnes privées, familles et amis. La première tranche de maisons qui leur sont destinées devrait être livrée à la mi-septembre, a rappelé vendredi le chef du gouvernement Silvio Berlusconi. (belga/th)


