Deux rebelles tués dans une fusillade à Kaboul

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Par: rédaction
20/08/09 - 11h06

Deux rebelles armés ont été tués jeudi à Kaboul dans une fusillade avec les forces de sécurité près d'un poste de police, le jour des élections présidentielle et provinciales que les talibans ont promis de perturber, a annoncé à l'AFP la police.

Tirs
"On nous a tiré dessus alors que nous arrivions au poste de police. Nous avons riposté en direction du bâtiment d'où provenaient les tirs, que nous avons encerclé", a déclaré un officier de police de ce quartier de l'est de la capitale où a eu lieu l'incident. "Deux des assaillants ont été tués, nous en avons arrêté un autre, et un quatrième serait toujours dans la zone", a-t-il ajouté.

L'attaque n'avait pas encore été revendiquée à la mi-journée mais un porte-parole des talibans l'avait fait pour trois assauts spectaculaires menés depuis samedi en plein coeur de la capitale, deux attentats suicide visant les forces de l'Otan et la tentative de braquage d'une banque. "Il y a eu un affrontement pendant près de deux heures. La police a utilisé des lance-roquettes et les assaillants des grenades et armes automatiques", a précisé un autre policier à la mi-journée. Des témoins ont confirmé l'affontement à l'AFP.

Menaces
Il s'agit du premier incident sérieux à Kaboul depuis l'ouverture du scrutin tôt jeudi matin. Quelques instants avant l'annonce de la fusillade, les autorités et l'ONU avait évoqué de nombreuses attaques à la roquette et l'explosion de bombes de faible puissance dans plusieurs villes du pays, qui ont fait au total moins de dix blessés et des dégâts mineurs.

La participation, dont tout le monde redoute qu'elle soit faible en raison des attaques répétées des talibans, en l'enjeu-clé pour la légitimité de la présidentielle, dont les experts estiment qu'elle sera remportée par le sortant Hamid Karzaï.

"Imposture orchestrée"
Malgré un bilan mitigé et souvent critiqué, ainsi qu'une corruption rampante au plus haut sommet de l'Etat, le chef de l'Etat reste soutenu par la communauté internationale depuis qu'elle l'a porté au pouvoir fin 2001, quand la coalition emmenée par les Etats-Unis a chassé les talibans du pouvoir.

Ces derniers jours, les rebelles islamistes ont juré de faire dérailler le processus électoral, qu'ils qualifient d'"imposture orchestrée par les Américains" et ont menacé de s'en prendre directement aux bureaux de vote si les Afghans ne respectaient pas leur consigne de boycott. (afp/acx)

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