Libération du militant d'extrême droite qui avait tenté d'assassiner Jacques Chirac
Maxime Brunerie, le militant d'extrême droite qui avait tenté d'assassiner Jacques Chirac, alors président de la République française, a été libéré le 3 août dernier après avoir purgé les trois quarts de sa peine, annonce samedi France Soir.
Le jeune étudiant en comptabilité qui avait voulu attenter à la vie de Jacques Chirac, le 14 juillet 2002, est sorti de prison dans la discrétion la plus totale.
Fête nationaleCe militant du Mouvement national républicain (MNR) avait été mis en examen le 2 août 2002 pour "tentative d'assassinat sur le président de la République". Lors de la fête nationale française, il avait sorti une carabine 22 long rifle et, à l'approche de Jacques Chirac, avait visé le cortège. Un quinquagénaire ayant remarqué la manoeuvre l'avait alors neutralisé et le jeune homme avait été immédiatement ceinturé par plusieurs spectateurs avant que la police ne s'en mêle et l'arrête.
Faire un geste historique et choquantLe jeune homme fasciné par Mein Kampf et les Waffen SS a toujours nié le caractère politique de sa tentative d'assinat. "Je savais que ma vie était ratée. Avant de partir, je voulais faire quelque chose d'inoubliable, un geste historique et choquant", avait-il déclaré aux jurés lors de son procès, en décembre 2004. "L'image que j'avais dans la tête, c'est le président de la République qui s'écroule dans sa voiture, le défilé qui s'arrête et les caméras braquées sur moi".
Plus aucun ressentimentLes jurés avaient finalement condamné Maxime Brunerie à dix ans de réclusion criminelle. Durant sa détention, le jeune homme a repris des études et a trouvé un emploi peu avant le terme de son incarcération. Il n'aurait plus aucun ressentiment. (belga/7sur7)