"J'ai été à la fois en colère et révolté par l'accueil qu'un homme reconnu coupable d'un acte terroriste énorme a reçu à son retour en Libye", a déclaré M. Brown.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est déclaré mardi "en colère et révolté" dans sa première réaction à l'accueil triomphal réservé la semaine dernière en Libye à Abdelbaset al-Megrahi, condamné pour l'attentat de Lockerbie et libéré par l'Ecosse.
"En colère et révolté"
"J'ai été à la fois en colère et révolté par l'accueil qu'un homme reconnu coupable d'un acte terroriste énorme a reçu à son retour en Libye", a déclaré M. Brown, qui réagissait pour la première fois à la réception en héros reçue jeudi dernier par le Libyen dans son pays.
Abdelbaset Ali Mohamed al-Megrahi, seule personne reconnue coupable pour l'attentat de Lockerbie (Ecosse), a été libéré par l'Ecosse pour raisons médicales. Le Libyen souffre d'un cancer en phase terminale, et les médecins ne lui donnent que trois mois à vivre.
270 morts
La décision de la justice écossaise, indépendante de Londres, avait suscité un vif mécontentement, en particulier aux Etats-Unis, d'où étaient originaires la plupart des 270 personnes tuées dans l'explosion du vol de la compagnie américaine Pan Am, le 21 décembre 1988 au-dessus du village de Lockerbie. Megrahi, 57 ans, avait été condamné en 2001 à la prison à vie, avec une peine de sûreté de 27 ans.
"Quand j'ai rencontré le colonel Kadhafi l'été dernier, je lui ai clairement dit que nous n'avions aucun rôle dans la décision sur l'avenir de Megrahi (...) C'était un domaine où nous ne pouvions pas intervenir et sur lequel nous n'avions pas de contrôle", a ajouté M. Brown, insistant sur l'autonomie dont dispose l'Ecosse en matière judiciaire.
M. Brown a répété sa "résolution absolue à combattre le terrorisme". "Notre détermination à travailler avec les autres pays afin de combattre le terrorisme et de lui couper les racines est totale", a-t-il poursuivi, citant notamment parmi ces pays la Libye. (belga/th)


