Le patron de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monuc), Alan Doss, s'est félicité mercredi du "bilan largement positif" de la traque lancée fin mars par l'armée congolaise contre les rebelles hutu dans l'est de la RDC, avec l'appui de l'ONU.
"Kimia 2"
Baptisée "Kimia 2" (paix, en lingala, une langue locale), cette opération a permis aux Forces armées de la RDC (FARDC) de repousser les rebelles des Forces démocratiques de libération du rwanda (FDLR), ses anciens supplétifs occasionnels installés depuis plus d'une dizaine d'années dans les Provinces du Nord et Sud Kivu (est), selon M. Doss.
"Les zones de haute concentration de populations maintenant sont sous le contrôle des forces du gouvernement", a-t-il affirmé au cours d'une conférence de presse à Kinshasa, estimant que "le bilan (de l'opération) est largement positif", après cinq mois de traque.
Entre 4.000 et 6.000 rebelles
"A ma connaissance, il n'y a pas un centre significatif qui ait été repris" au cours des combats par les rebelles, dont le nombre est estimé à entre 4.000 et 6.000, a ajouté le patron de la Monuc.
"Au contraire, nous voulons que les groupes armés, surtout les FDLR, mais pas exclusivement, soient éloignés de ces centres et qu'ils reconnaissent qu'ils doivent maintenant entrer dans la logique du démantèlement ou du désarmement, ou le cas échéant, le rapatriement", a commenté M. Doss.
Des rebelles au Burundi
Certains de ces rebelles hutu rwandais ont participé au génocide de 1994 contre la minorité tutsi avant de s'installer dans l'est de la RDC, une des régions les plus instables du pays.
Lundi, l'armée du Burundi, frontalier de la RDC, a fait état de la présence sur son territoire d'un groupe d'une dizaine de FDLR, jugeant que cette présence n'avait "rien d'alarmante". (belga/th)


