Fillon en Argentine pour s'entretenir d'Ingrid Betancourt

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Par: rédaction
10/12/07 - 09h21

Le président argentin sortant Nestor Kirchner et son épouse, la présidente élue Cristina Kirchner, ont promis leur aide dimanche pour faciliter la libération d'Ingrid Betancourt, lors d'un dîner de gala à Buenos Aires en présence de plusieurs présidents sud-américains et du Premier ministre français François Fillon.

M. Fillon doit rencontrer ce lundi matin plusieurs dirigeants sud-américains ainsi que la présidente chilienne. Ne pas agir pour tenter de faire libérer Ingrid Betancourt serait "un crime", a affirmé le Premier ministre français François Fillon dimanche, à la veille d'entretiens sur ce thème à Buenos Aires. "Laisser Ingrid Betancourt dans la forêt colombienne, laisser l'oubli s'installer serait un crime et la France ne veut pas participer à ce crime", a-t-il déclaré dans une allocution à l'ambassade de France.

Implication personnelle
M. Fillon, présent en Argentine pour l'investiture lundi de la présidente Cristina Kirchner, doit s'entretenir en tête-à-tête à cette occasion avec le président vénézuélien Hugo Chavez, la Chilienne Michelle Bachelet, le Bolivien Evo Morales, le Brésilien Lula, le Colombien Alvaro Uribe et Mme Kirchner elle-même. Il compte demander à chacun son implication personnelle en faveur de la libération de l'otage franco-colombienne.

"La France veut faire entendre sa voix même au fond de la forêt colombienne, parce que sa voix, c'est tout simplement la voix de la fraternité", a-t-il dit dimanche soir. "En menant ces combats, la France ne rompt pas avec son passé", a-t-il poursuivi: "Au contraire, elle renoue avec son histoire. Elle cherche à se redonner des raisons de croire en elle-même". Le chef du gouvernement français a encore rappelé que la France avait "le devoir de protéger ses ressortissants où qu'ils se trouvent et de défendre leurs droits".

Aide argentine
Le président argentin sortant Nestor Kirchner et son épouse, la présidente élue Cristina Kirchner, ont promis leur aide dimanche: "Nous appelons avec sérieux tous les peuples du monde pour qu'elle soit libérée. Dieu fasse qu'une solution rapide soit trouvée", a déclaré M. Kirchner. Son épouse, qui doit prendre, lundi, ses fonctions de présidente argentine, a ensuite promis de "répondre à l'invitation lancée par le président français Nicolas Sarkozy, à collaborer dans cette croisade pour la vie et la liberté". Nestor Kirchner a salué la mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, présente à ce dîner, qui, a-t-il dit, "souffre avec sa famille pour la détention de sa fille".

Présidents sud-américains
Plusieurs présidents sud-américains, dont le Colombien Alvaro Uribe, le vénézuélien Hugo Chavez ou encore le Brésilien Luis Inacio Lula da Silva, ont participé à ce dîner offert par l'Argentine à la veille de l'investiture de Mme Kirchner, élue le 28 octobre nouvelle présidente argentine. "En menant ces combats, la France ne rompt pas avec son passé", a-t-il poursuivi: "Au contraire, elle renoue avec son histoire. Elle cherche à se redonner des raisons de croire en elle-même". Le chef du gouvernement français a encore rappelé que la France avait "le devoir de protéger ses ressortissants où qu'ils se trouvent et de défendre leurs droits".

La mère d'Ingrid Betancourt, invitée à Buenos Aires pour l'investiture de la présidente Cristina Kirchner, a confié dimanche son espoir d'une libération rapide de l'otage franco-colombienne détenue depuis février 2002 par la guérilla des Farc en Colombie. "Je crois qu'avec la communauté internationale, toute l'aide de la France, les pressions du Venezuela, de (la sénatrice colombienne) Piedad Cordoba, de tous les pays d'Amérique latine, de tous les Américains démocrates, on va peut-être réussir à avoir Ingrid libre très vite", a-t-elle confié lors d'une réception donnée à l'ambassade de France par le Premier ministre François Fillon.

Urgence humanitaire
"C'est une force trop grande" pour être ignorée, a poursuivi au bord des larmes Yolanda Pulecio Betancourt. "J'espère que le monde entier va ouvrir les yeux et prendre conscience qu'il faut nous aider à libérer d'urgence Ingrid", a-t-elle ajouté : "C'est une urgence humanitaire maintenant, on ne peut pas attendre encore des années". La mère de l'otage a rendu hommage à la France, grâce à qui elle est "sûre qu'Ingrid est vivante et qu'elle continue à lutter". "Depuis qu'Ingrid a été séquestrée", a-t-elle dit, "c'est la France qui a été à côté de nous et qui nous a aidés, qui a été solidaire. Je n'ai pas de mots assez grands pour remercier la France". (afp)

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