Il avoue sa complicité dans un meurtre 34 ans après

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Par: rédaction
10/09/09 - 10h50

Un habitant de la région stéphanoise, âgé de 53 ans, a revendiqué sa participation à un homicide commis à Annemasse, en Haute-Savoie, en 1975 et donc couvert par la prescription, a-t-on appris jeudi de source judiciaire, confirmant une information du quotidien Le Progrès.
 
Rongé par le remords et des convictions religieuses récentes, Louis M. s'était présenté en mai dernier au commissariat central de Saint-Etienne pour révéler sa participation au meurtre d'une épicière de 67 ans, Marie-Angèle Contat, commis le 14 mai 1975 à son domicile.
 
Dans cette affaire, l'homme a mis en cause un cousin d'un an son aîné, qui, selon lui, a porté des coups mortels à la victime.
Ce dernier, domicilié en Haute-Savoie, a été entendu mardi par la police judiciaire de Saint-Etienne et a nié toute participation à cette affaire.
 
Compte-tenu du délai légal de prescription, qui est de dix ans en matière criminelle, aucun des deux protagonistes ne sera poursuivi.
 
Les parquets de Saint-Etienne et de Thonon-les-Bains ont toutefois ordonné une enquête préliminaire afin "d'apporter une réponse à la famille de la victime, dont certains membres en étaient à l'époque venus à se suspecter", explique une source proche de l'enquête, soulignant que "cette affaire pose la question d'un éventuel allongement du délai de prescription en matière criminelle".
 
"Avec les moyens techniques et scientifiques dont on dispose aujourd'hui, l'enquête judiciaire poussée, qui à l'époque n'avait pas abouti, serait, assure cette source, aujourd'hui résolue en quinze jours". (belga)

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