Les socialistes grecs envisagent un veto à l'adhésion turque
Georges Papandréou, chef de l'opposition socialiste (Pasok), n'a pas exclu dimanche d'opposer un veto aux négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, en cas de la victoire de son parti aux législatives du 4 octobre, si Ankara ne respecte pas "ses obligations".
M. Papandréou est crédité d'une avance d'au moins 5% par rapport à la droite de Costas Caramanlis, au pouvoir depuis 2004, selon les sondages des intentions de vote publiés depuis l'annonce des élections anticipées, il y a dix jours.
"Nous souhaitons toujours une Turquie avec une perspective européenne à condition que ce pays remplisse ses obligations vis-à-vis l'UE et respecte le droit international", a dit M. Papandréou lors d'une conférence de presse à Salonique (nord) sur les grandes lignes de son programme et retransmise en direct par la télévision publique, Net.
"Dans ce cadre, je n'exclus pas d'opposer un veto à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, si ce pays ne respecte pas les règles de bon voisinage et ne contribue pas à la solution du problème de Chypre".
M. Papandréou a accusé M. Caramanlis, partisan de l'adhésion d'Ankara à l'UE, de "fuir" face aux pressions de la Turquie en mer Egée et à Chypre.
Malgré un rapprochement d'Athènes et Ankara dans le secteur économique entamé en 1999 et grâce notamment à M. Papandréou, à l'époque ministre des Affaires étrangères, les deux pays continuent de s'opposer sur les questions de souveraineté en Egée et sur Chypre, divisée depuis 1974 après l'invasion de la partie nord du pays par l'armée turque.
La Turquie a engagé en 2005 des négociations en vue d'une éventuelle adhésion à l'UE mais plusieurs pays-membres s'y opposent. (belga/acx)