Bientôt une maison du développement durable au coeur de Bruxelles

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Par: rédaction
22/01/08 - 18h53

D'ici la fin de l'année, plusieurs associations actives dans les domaines de l'environnement et du développement durable seront logées sous le même toit, au coeur de la capitale.

Une douzaine d'associations actives à Bruxelles y établiront leurs bureaux et quelque 140 postes de travail. Il s'agit notamment d'Inter-Environnement Bruxelles et de son pendant flamand, le Brusselse Raad voor Leefmilieu, de Green Belgium, de Natagora, de l'Entente Nationale pour la Protection de la Nature, etc.

Les associations de taille plus modeste, fonctionnant sans personnel ni locaux permanents, pourront y occuper temporairement des espaces. Un tiers des locaux seront réservés à des associations internationales telles que Greenpeace. Celles-ci y emploieront 70 personnes.

Initiative
Cette Maison du Développement Durable sera installée au 18-26, rue d'Edimbourg, à Ixelles, dans un immeuble offrant une superficie de quelque 3.200 m2. Le bâtiment hébergera notamment un centre de documentation commun, cinq à six salles de réunion, un auditoire polyvalent de 80 personnes équipé de cabines de traduction, une cafétéria, un petit magasin et un jardin "didactique".

L'initiative a été prise par les associations elles-mêmes pour améliorer leur visibilité et pour réaliser des synergies, ne serait-ce que sur le plan matériel et financier. La Maison du Développement Durable, dont le nom pourrait être modifié, mettra à leur disposition des équipements, tels que des photocopieuses, des imprimantes, des projecteurs vidéo ou du matériel d'exposition.

Soutien
En gestation depuis 2004, le projet a été soutenu activement par le gouvernement bruxellois et en particulier par la ministre de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck, dès son lancement. Bruxelles a notamment injecté 20.000 euros dans une étude de faisabilité du projet et ensuite 32.000 euros pour soutenir le montage de l'opération, la réalisation d'un business plan et la sélection d'un bâtiment.

Aux yeux de la ministre écologiste, ce n'est qu'un juste retour des choses par rapport au rôle de pionnier des associations environnementales dans la construction de la Région, et les tirs de barrage auxquels elles ont procédé contre la destruction sauvage de certains quartiers populaires.

Avancée
Le projet a littéralement pris une dimension supérieure lorsque la société coopérative anglaise "Ethical Property Company", à la recherche d'un bâtiment dans la capitale de l'Europe au profit d'associations non-gouvernementales correspondant à des critères éthiques, s'est associée au projet. Cette société coopérative gère actuellement une douzaine de centres au Royaume-Uni. Elle a acquis l'immeuble pour quelque 4 millions d'euros.

Le responsable du projet, Frédéric Ancion, estime qu'il faudra encore débourser entre 1,5 et 2 millions d'euros pour rénover l'édifice, une opération qui se fera de la manière la plus écologique possible. La Région bruxelloise a décidé de délier une nouvelle fois les cordons de sa bourse en réservant un subside de 525.000 euros réparti sur cinq ans pour couvrir une partie des coûts d'achat et de rénovation de l'immeuble.

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