Pénurie de gradués wallons dans le secteur biopharmaceutique

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Par: rédaction
3/03/08 - 20h08

Les entreprises wallonnes du biopharmaceutique connaissent toujours une pénurie de personnel gradué, notamment de techniciens de laboratoire et de production. C'est l'un des constats dressés lundi, au Cefochim de Seneffe, lors de la présentation du premier bilan de BioWin, le pôle de compétitivité santé de Wallonie.

Devant Marc Tarabella (PS), ministre wallon de la Formation, le président de BioWin, Jean Stéphenne, a plaidé pour un enseignement supérieur mieux adapté aux besoins des entreprises. "BioWin ne pourra atteindre ses objectifs s'il n'y a pas une augmentation de capital humain en Wallonie. Pour y arriver, l'industrie, les universités et les hautes écoles doivent intensifier les synergies en matière de formation", a-t-il déclaré, précisant que ces efforts devraient profiter avant tout aux PME.

"Nous recrutons chaque année, à nous seuls, entre 130 et 140 techniciens de laboratoire, alors qu'il ne sort que 350 ou 400 diplômés par an", a commenté Pascal Lizin, de GSK Biologicals. Cette pénurie n'a jamais dû entraîner l'arrêt d'une unité de production - nous n'en sommes pas là - , mais certains projets en sont retardés", a-t-il ajouté.

Formation
Lancé fin 2006 dans le cadre du plan Marshal, le pôle de compétitivité BioWin espère devenir, d'ici 2015, un leader mondial en matière de traitement du cancer, de l'inflammation et des maladies du cerveau. Pour y parvenir, le pôle a jusqu'ici axé ses efforts sur la formation.
BioWin a ainsi soumis cinq nouveaux projets en la matière dans le cadre d'un troisième appel à projet clôturé fin janvier.

Il concerne la formation en interpôle avec MecaTech et Wagralim, la formation à distance dans le domaine de la santé, la formation d'opérateurs de production et de techniciens de maintenance et la mise en place d'un programme de collaboration université-entreprise pour la création de stages en milieu industriel, dans le cadre de masters et doctorats universitaires.

Immersion
Ce dernier projet complète celui déjà mis en place afin de favoriser les travaux de fin d'étude et les mémoires en entreprise (20 TFE ou mémoires de ce type sont en cours). Commentant les quatre projets de BioWin déjà en cours, le ministre Tarabella a insisté sur l'expérience pilote de formation en immersion professionnelle, qui débutera en septembre 2008.

"La formation en alternance est celle en laquelle je crois le plus. L'enseignement n'est pas là pour formater des jeunes aux besoins des entreprises, mais je pense qu'un dialogue est indispensable", a-t-il conclu.

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