Pas d'avancée sur le climat sans un nouveau président américain
Toute décision sur des engagements de réduction par les pays riches de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) devrait rester ouverte jusqu'à ce que les Etats-Unis aient un nouveau président l'année prochaine, a estimé mardi le responsable du dossier climatique à l'ONU.
Yvo de Boer a fait cette déclaration au lendemain de l'ouverture, sous l'égide des Nations unies à Bangkok, d'un nouveau cycle de négociations en vue d'élaborer, avant la fin 2009, un accord mondial visant à réduire les émissions de GES et à enrayer le réchauffement climatique.
Attendre"Il y a certains sujets qu'il vaudrait mieux laisser pour plus tard dans le processus, par exemple quel type d'objectifs ou d'engagements les pays industrialisés vont accepter", a-t-il dit, ajoutant: "c'est quelque chose qu'il faut peut-être discuter plus raisonnablement avec une nouvelle administration".
Le président américain George W. Bush quittera ses fonctions en janvier 2009 après avoir passé huit ans à la Maison blanche. Les Etats-Unis sont le seul grand pays industrialisé à ne pas avoir ratifié le Protocole de Kyoto, dont les premiers engagements expirent en 2012.
RefusM. Bush a critiqué Kyoto et l'absence d'engagements contraignants pour des pays comme l'Inde et la Chine en matière de réduction d'émissions polluantes. L'Union européenne pense qu'il appartient aux nations industrialisées de prendre la tête des efforts dans la lutte contre le changement climatique.
La réunion de Bangkok fait suite à la conférence de décembre sur l'île indonésienne de Bali où les Etats-Unis s'étaient fermement opposés, sous les huées, à tout objectif spécifique en matière de réduction d'émissions de GES. M. de Boer a toutefois souligné que "les Etats-Unis étaient très engagés dans le processus ici (à Bangkok). Mais cela ne veut pas dire que nous avons immédiatement un consensus et que tout le monde est prêt à signer un accord final".