Plus de 160 pays se sont mis d'accord vendredi à Bangkok pour examiner les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provoquées par les voyages aériens et maritimes, dans le cadre de la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.
Les Etats signataires du Protocole de Kyoto, réunis sous l'égide des Nations unies en Thaïlande, ont approuvé par consensus une déclaration promettant d'explorer les moyens de limiter ou de réduire les émissions de GES relâchées dans l'atmosphère par les avions et les bateaux.
L'industrie du transport mondial représente environ 3% des émissions de GES, mais les voyages aériens et maritimes avaient été exclus des réductions d'émissions promises par les pays industrialisés dans le cadre du Protocole de Kyoto. La déclaration de Bangkok indique que les parties signataires du Protocole de Kyoto examineront "comment les méthodes pour limiter ou réduire les émissions" polluantes provoquées par le transport aérien et maritime peuvent être utilisées "comme un moyen d'atteindre leurs objectifs de réduction d'émissions".
Des délégués et des militants actifs dans la défense de l'environnement ont affirmé que certains pays avaient cherché à diluer cette déclaration en suggérant que l'industrie du transport devait se réguler elle-même.
Des délégués de plus de 160 pays participent depuis lundi à Bangkok, sous l'égide des Nations unies, à un nouveau cycle de négociations en vue d'élaborer, avant la fin 2009, un accord mondial visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre - à l'échéance du protocole de Kyoto en 2012 - et à enrayer le réchauffement climatique.


