La première spationaute sud-coréenne a frôlé la mort à l'atterrissage
La première spationaute sud-coréenne et ses coéquipiers ont frôlé la mort lors de leur atterrissage samedi, affirment mercredi des médias russes citant des sources dans le secteur spatial, alors que l'Agence spatiale russe dément ces informations alarmistes.
"Au début de son freinage dans les couches denses de l'atmosphère, la capsule d'atterrissage descendait selon une inclinaison incorrecte (...) avec son sas au-devant", a affirmé une source dans l'industrie spatiale russe, citée par le quotidien
Kommersant.
"Si l'appareil ne s'était pas retourné dans la bonne position, il y aurait eu un grand risque que le sas brûle jusqu'à se perforer", mettant en danger la vie de la Sud-Coréenne Yi So-Yeon et de ses coéquipiers, l'astronaute américaine Peggy Whitson et le cosmonaute russe Iouri Malentchenko, selon cette source, sous couvert de l'anonymat.
420 km de distanceLors de sa descente, la capsule russe Soyouz a dévié de sa trajectoire, touchant finalement le sol à 420 km du point d'impact prévu après une entrée dans l'atmosphère qui a fait subir à ses trois occupants des forces gravitationnelles bien plus élevées que de coutume.
"Le fait que tous les membres de l'équipage soient saints et saufs est un miracle. La situation pouvait se terminer mal", a affirmé une autre source, proche de la commission chargée d'enquêter sur les circonstances de l'atterrissage, citée par l'agence Interfax.
"Le sas a été considérablement endommagé par les flammes (pendant l'entrée de la capsule dans l'atmosphère). L'antenne de l'émetteur a fondu, interrompant les communications avec l'appareil. Une soupape chargée d'équilibrer la pression (dans la capsule) a brûlé", créant un risque de dépressurisation.
Ce n'est pas sérieuxLes autorités russes ont cependant démenti ces informations. "Ce n'est pas sérieux. La capsule d'atterrissage est construite de telle manière qu'elle descend toujours par le fond et non par le sas", a commenté le porte-parole de l'Agence spatiale russe, Alexandre Vorobiev, accusant les médias de "porter atteinte à la coopération russo-américaine dans l'espace".
"La descente balistique est une variante de la norme, même si elle est plus éprouvante. Les spationautes avaient eux-mêmes dit que c'était difficile, mais supportable", a souligné de son côté un porte-parole du centre russe de contrôle des vols spatiaux à Korolev, près de Moscou, Valeri Lyndine, ajoutant toutefois que l'enquête sur les circonstances de cet atterrissage n'était pas encore terminée.