Messenger dévoile la face cachée de Mercure

sauvegarder
Par: rédaction
29/10/08 - 23h50

La sonde américaine Messenger a révélé, lors d'un second survol le 6 octobre, 30% de la face cachée et mystérieuse de Mercure, la plus petite planète du système solaire, jamais observée avant, ont indiqué mercredi des scientifiques de la mission.

Messenger (MErcury Surface, Space ENvironment, GEochemistry, and Ranging) est passée à 201 km au-dessus de l'équateur de Mercure à une vitesse de 23.818 km/h. "Combiné avec les données obtenues lors du premier survol de Mercure par Messenger le 14 janvier et par Mariner 10 (premier engin à s'approcher de Mercure à trois reprises en 1974 et 1975), ce deuxième vol a permis d'étendre la surface totale observée à environ 95% de la planète", a précisé Sean Solomon, directeur du Département de Magnétisme Terrestre à la Carnegie Institution à Washington, le principal scientifique de la mission.

"La superficie de Mercure que nous avons pu voir de près pour la première fois avec le second survol de Messenger, est plus étendue que l'Amérique du Sud", a-t-il ajouté. Les instruments scientifiques à bord de Messenger ont fonctionné normalement pendant toute la durée du survol, les appareils photo ont pris plus de 1.200 images de la surface tandis que l'altimètre au laser sous la sonde a pu réaliser un relevé topographique. Les scientifiques ont pu ainsi faire une corrélation entre les images à haute définition recueillies avec des mesures topographique très précises.

"Ces mesures topographiques améliorent considérablement notre capacité à interpréter la géologie à la surface", se félicite Maria Zuber, directrice du département d'études de la Terre, de l'atmosphère et des sciences planétaires au Massachusetts Institute of Technology (nord-est), une des principales scientifiques de Messenger. "Le premier passage rapproché de Messenger et les survols avant cela de Mariner 10 avaient fourni des données sur seulement l'hémisphère oriental de Mercure", explique Brian Anderson un astro-physicien de l'Université Johns Hopkins (Maryland, est). (afp)

Votre avis nous intéresse!