La Région Bruxelloise a lancé vendredi son dispositif contre les pics de pollution qui se produisent en période hivernale sous l'effet de conditions météorologiques particulières, notamment l'absence de vent.
Fruit d'une concertation entre la Région, les six zones de police bruxelloise, et le parquet, le dispositif régional prévoit des mesures allant de l'information préventive aux contrôles de vitesse renforcés dans la capitale. Dans certaines conditions défavorables, les gaz d'échappement des véhicules, principaux responsables de ces pics de pollution, ne parviennent plus à se disperser dans l'atmosphère. Les hautes concentrations de micro-particules (PM10) et de dioxydes d'azote (NO2) qui s'en suivent peuvent engendrer des troubles respiratoires surtout chez les personnes âgées et les enfants en bas âge. Concrètement, lorsque la Cellule inter-régionale pour l'environnement (Celine) qui jauge la qualité de l'air prévoit un dépassement des seuils de deux jours consécutifs, une campagne d'information, par communiqué de presse et panneaux d'informations, du niveau de dépassement sera mise sur pied.
Les informations viseront aussi à sensibiliser les usagers aux alternatives à la voiture pour se déplacer. Si lors du premier jour de dépassement, il apparaît que le pic de pollution perdure, on annoncera la mise en place de contrôles de vitesse dans les six zones de police le lendemain. A partir du second jour de déplacement, des contrôles de vitesse seront opérés sur l'ensemble des grands axes routiers bruxellois (patrouilles mobiles, radars préventifs). Ces contrôles seront délibérément annoncés et visibles sur les artères de circulation, l'objectif étant de prévenir et de sensibiliser les automobilistes. L'an dernier, cette procédure de contrôle de vitesse avait dû être mise en place. L
es 14 et 15 mars derniers, les niveaux de PM et de NO2 ont justifié l'enclenchement du dispositif, impliquant les 6 zones de police et le Parquet. 1.215 infractions avaient été constatées sur le territoire de la Région. Les ministres bruxellois de la Mobilité et de l'Environnement, Pascal Smet et Evelyne Huytebroeck ont rappelé vendredi qu'à côté de ces mesures d'urgence, une série d'incitants visant à diminuer la pression automobile en ville sont mises en oeuvre tous les jours (augmentation des offres de transports en commun, prime retour plaques). (belga)


