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La mortalité infantile en baisse dans le monde

La mortalité des enfants de moins de cinq ans dans le monde n'a jamais été aussi basse, étant passée sous la barre des dix millions en 2006, selon le rapport annuel de l'Unicef publié mardi.

Cependant, l'Unicef relève que plus de 500.000 femmes meurent encore chaque année à la suite de complications pendant leur grossesse ou lors de l'accouchement. La moitié de ces décès se produisent en Afrique subsaharienne. Pour faire baisser encore la mortalité infantile et améliorer les soins aux enfants en général, les pays en voie de développement doivent se mobiliser davantage, sans se reposer uniquement sur les partenariats mondiaux pour la santé, a averti l'agence des Nations Unies pour l'enfance.

Mesures
Le rapport propose quatre mesures simples qui peuvent être facilement mises en oeuvre pour améliorer la survie des enfants et de leurs mères: nourrir les enfants au sein exclusivement, vaccination, moustiquaires traitées à l'insecticide et apports supplémentaires de vitamine A. Ces mesures devraient "permettre une nette amélioration de la survie des enfants et des mères dans les années à venir", assure l'Unicef.

"L'intégration au niveau de la communauté des services essentiels pour les mères, les nouveaux nés et les jeunes enfants, et une amélioration durable des services de santé à l'échelle nationale pourraient sauver la vie d'une grande partie des 26.000 enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque jour", selon la directrice de l'Unicef, Mme Ann Veneman.

Initiatives
"La priorité souvent accordée à la lutte contre une seule maladie s'est parfois traduite par (...) une attention insuffisante à l'intégration des services et au renforcement des systèmes de santé nationaux", déplore l'Unicef qui insiste sur "la nécessité pour les pays en développement de prendre l'initiative et de s'approprier les solutions à leurs problèmes de santé". Il faut pour cela lutter contre les discriminations dont sont victimes les populations les plus pauvres et les femmes.

"Dans de trop nombreux pays, les pauvres sont automatiquement négligés et marginalisés par le système de santé", dénonce le rapport. "D'autres sont exclus de services et de pratiques essentiels en raison de leur sexe, de leur handicap, de la couleur de leur peau ou de leur origine ethnique", ajoute l'Unicef. Les programmes de santé doivent être ainsi intégrés dans les stratégies de lutte contre les causes de discrimination et d'exclusion, recommande le rapport.

Dans ce but, les soins devraient être ajustés aux besoins spécifiques des patients qui doivent être considérés comme des participants actifs à leur propre traitement et non pas comme de simples consommateurs passifs.

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