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Le congé de maternité a des conséquences néfastes sur l’emploi

Les femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher ne peuvent pas être renvoyées. Du coup, un quart des employeurs n’engagent pas de femmes étant en âge de devenir mère. C’est ce qui est ressortit d'un sondage réalisé sur Internet auprès d’employeurs britanniques. Les raisons? Les femmes britanniques ont récemment acquis le droit d'un congé de maternité d’une durée d’un an.

De bon droit
Certains politiciens britanniques soutiennent les employeurs. "L’employeur d’une petite entreprise dans laquelle il ou elle a investit de l’argent, a le droit de refuser une femme qui a des risques de tomber enceinte" explique Godfrey Bloom.

Perte potentielle
Sarah Veale, qui se bat pour l’égalité des chances, n’est pas d’accord: "Exclure des femmes d’un travail est illégal. Les employeurs passent de cette manière à côté du potentiel féminin alors qu’en moyenne les femmes, de par leur formation et leurs prestations, offrent de meilleurs résultats que les hommes. D'autant que les femmes qui obtiennent la chance de combiner leur maternité et leur vie professionnel, récompensent leur employeur par une plus grande loyauté", argumente-t-elle.

"Sans oublier que les hommes s’impliquent de plus en plus dans l’éducation des enfants, ce qui signifie qu'ils vont également adapter leur vie professionnelle. Les employeurs devront aussi en tenir compte et il faudra bien engager des gens."

Il est aussi apparu que plus la durée du congé de maternité est longue, plus la distance avec les femmes et les hommes sans enfants se creuse. Les mères passent à côté d’opportunités, de promotions et comptent une différence de salaire de 17%. Il y a donc encore beaucoup à faire dans le domaine de l'égalité des chances... (CA)

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