Les chiffres du MR sur les hôpitaux publics sont faux
L'analyse de la situation des hôpitaux publics bruxellois par le MR est truffée de "fautes, et parfois de mensonges", a affirmé vendredi le président du Conseil d'administration de la structure Iris, en charge des hôpitaux publics bruxellois, Yvan Mayeur (PS). Le MR avait affirmé jeudi que la situation financière de ces hôpitaux était catastrophique. Selon lui, le déficit de 25 millions d'euros pour l'année 2006 est bien plus imputable à la situation de l'hôpital Brugmann et aux hôpitaux dits universitaires qu'aux quatre hôpitaux d'Iris-sud (Etterbeek-Ixelles, Bracops, Molière-Baron Lambert) dépendant de communes à dominante libérale.
Ce chiffre, comme d'autres, reposait sur un rapport intermédiaire d'évaluation établi par les commissaires du gouvernement bruxellois. Vendredi, le président du Conseil d'administration d'Iris a contre-attaqué, tableaux à l'appui, pour contester à la fois certains des chiffres avancés, mais aussi pour s'inquiéter d'un "niveau de méconnaissance sidérante" de ce secteur d'activités à Bruxelles dans le chef du MR, et en particulier, de Françoise Schepmans, nouveau chef du groupe MR au parlement régional.
Yvan Mayeur a notamment nié avoir quitté le navire le 5 septembre dernier et a assuré qu'il resterait aux commandes, jusqu'à l'arrivée de son successeur, soit au plus tôt au début du mois d'octobre. Selon lui, les chiffres alarmants avancés par le MR reposent sur un rapport des commissaires du gouvernement bruxellois basé sur une évalutation trimestrielle. Or, l'activité médicale est très fluctuante d'une saison à l'autre. Le secteur des hôpitaux doit être évalué à la lumière des comptes d'une année entière, ce qui a été fait entre-temps pour 2006, et fait apparaître un constat bien moins alarmant, a-t-il dit.
D'après le président du Conseil d'administration, l'activité médicale des hôpitaux Iris a augmenté et non régressé en 2006. Il a par ailleurs démenti l'absence de plan stratégique, de transparence, et de concertation avec les communes en charge des hôpitaux du réseau. "Plusieurs membres libéraux de la secte du 'gourou Mayeur' (il avait été qualifié ainsi par Françoise Schepmans), majoritaires dans les hôpitaux d'Iris Sud, ont signé le plan stratégique en juin 2006, " a-t-il ajouté.
Cet avenant porte sur l'accord conclu avec l'ULB en vue du transfert des principales activités de l'Institut Bordet spécialisé dans le traitement du cancer, sur le site de l'hôpital Erasme à Anderlecht. Il porte aussi sur le redéploiement de l'offre de soins en Région bruxelloise. Le transfert de la dialyse rénale du Centre Bracops vers celui de Saint-Pierre est "une autre contre-vérité". La preuve en est que ce dernier n'exerce aucune activité de ce type, a insisté Yvan Mayeur. (belga)