Le MR veut un cadastre des médecins
Le MR veut qu'on élabore un cadastre qui permettrait d'avoir une vision claire sur les médecins qui sont effectivement actifs et qui préciserait le degré de leur activité. Les Réformateurs préféreraient également un examen d'entrée très strict à l'entrée à l'université pour les études de médecine au lieu du système actuel de sélection après la première année combiné à l'élaboration de quotas.
Les Réformateurs ont fait le point lundi sur la planification de l'offre médicale. Le président Didier Reynders, entouré du député chef de groupe à la Chambre Daniel Bacquelaine et du sénateur Jacques Brotchi, a expliqué que le MR demande notamment une réelle amélioration de l'attractivité des professions médicales ainsi qu'une évaluation et une adaptation des quotas de médecins généralistes et spécialistes en fonction des besoins réels. L'attractivité des professions médicales est un vrai problème, a expliqué Daniel Bacquelaine. Pour les généralistes, on n'atteint jamais les quotas ni du côté francophone, ni du côté flamand. Pour les spécialistes la situation dépend des spécialités.
M. Bacquelaine a mis en évidence la pédiatrie hospitalière où le nombre de places disponibles n'est pas couvert par des candidats belges. Pour l'avenir, il a encore ajouté qu'il faudrait une adaptation des quotas pour tenir compte de certains éléments, comme le vieillissement de la population, la féminisation de la profesion, le développement rapide des connaissances médicales... Les Réformateurs plaident aussi pour une objectivation du nombre réél de médecins en activité par l'instauration d'un cadastre. Jacques Brotchi déposera une proposition de loi allant dans ce sens au Sénat. Les études dont on dispose actuellement ne permettent pas de se faire une idée claire du nombre de médecins qui excercent effectivement, a-t-il noté.
De plus, certains médecins ne prestent pas à plein temps. Un cadastre tenant compte de tous ces éléments serait donc un instrument très utile pour déterminer les besoins. M. Brotchi a aussi expliqué que son parti était favorable à l'organisation d'un examen unique pour les 3 universités francophones pour limiter l'accès aux études de médecine de préférence au système actuel. Ce serait plus honnête à l'égard des étudiants et en plus, cela inciterait les écoles secondaires à faire monter le niveau de leur enseignement. L'examen strict permettrait de sélectionner sérieusement et rendrait les quotas inutiles, a-t-il dit. (belga)