Le fabricant du Botox paie 470 millions pour solder des poursuites
Allergan, le fabricant américain du Botox, a annoncé mercredi qu'il acceptait de payer 600 millions de dollars (468 millions d'euros) pour solder des poursuites aux Etats-Unis, où la justice l'accusait d'avoir promu des usages de son célèbre anti-rides autres que ceux pour lequel il est autorisé.
Les accusations, qui portaient sur une période courant de 2000 à 2005, stipulaient que la promotion du produit avait engendré son utilisation pour traiter des maux de tête, des douleurs, des spasmes ou encore l'infirmité motrice cérébrale juvénile, a expliqué la société dans un communiqué.
Allergan a plaidé coupable et va payer 375 millions de dollars au gouvernement, auxquels s'ajoutent 225 millions de dollars pour solder les plaintes au civil.
"Cet accord est dans le meilleur intérêt de nos actionnaires, puisqu'il règle tous les points qui posaient problème dans l'enquête, nous évite d'importants coûts de justice (...) et nous permet de consacrer notre temps et nos ressources sur le développement de nouveaux traitements pour les patients et la communauté médicale", a commenté le vice-président exécutif d'Allergan, Douglas Ingram.
Le Botox, la toxine botulique qui permet avec ses effets paralysants d'effacer les rides du visage, a été initialement approuvé par l'Agence américaine du médicament (FDA) en 1989 pour traiter des spasmes musculaires autour des yeux.
La FDA a donné en 2002 l'autorisation de le commercialiser pour des traitements cosmétiques temporaires dont le succès a engendré des milliards de dollars de ventes. (belga)