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Demande de levée des scellés à la polyclinique de Chimay

Les responsables de l'ASBL gérant les cliniques de Jolimont et de Lobbes ont introduit une procédure en référé en extrême urgence devant le tribunal de Charleroi, visant à obtenir la levée des scellés apposés mercredi sur la polyclinique de Chimay, a-t-on appris jeudi de source judiciaire à Charleroi. L'ordonnance de référé du tribunal devrait intervenir dès le début de l'après-midi.

Des fonctionnaires de la Région wallonne avaient apposé des scellés mercredi soir sur deux bureaux de consultation de la polyclinique de Chimay, qui appartient à l'asbl Centre Hospitalier Jolimont-Lobbes.
Outre les Centres hospitaliers de Jolimont et de Lobbes, cette ASBL dispose de six polycliniques extérieures, à Binche, La Louvière, Beaumont et Chimay.

La polyclinique de Chimay reçoit des patients depuis deux ans mais, dès ses débuts, elle avait fait l'objet d'une plainte de la part du Centre hospitalier des Fagnes qui estimait qu'elle lui faisait concurrence, explique le directeur général de l'ASBL, M. Pascal Graux.Il précise que cette plainte avait abouti à un procès qui avait conclu à l'acquittement de la polyclinique chimacienne.

"Un permis de bâtir et un permis d'exploiter ont bien été demandés par nous, et nous avons satisfait à toutes les exigences architecturales", indique-t-il encore, en estimant que dès lors "les poursuites menées contre la polyclinique de Chimay constituent une forme d'acharnement".

Mercredi, les scellés ont été appliqués à la demande de la Région wallonne et en réaction, un médecin et un infirmier se sont enfermés dans une des pièces scellées, pour protester contre cette apposition de scellés, et avec la volonté de poursuivre leur propre séquestration, jusqu'à ce que ces scellés soient levés. En effet, s'ils les brisent eux-mêmes, ils risquent une peine de 6 mois à 2 ans de prison.

La direction de l'ASBL a donc introduit cette procédure en référé et en extrême urgence devant le tribunal de Charleroi, afin d'obtenir de lui qu'il ordonne la levée des scellés, "la situation actuelle ne pouvant persister, parce qu'elle prive des patients de soins", souligne M. Graux. De plus, le médecin et l'infirmier sont actuellement enfermés dans une pièce qui est un simple bureau de consultation sans aucune commodité, précise encore le directeur du Centre hospitalier. (belga)
21/08/08 12h40
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