Marion Jones, une cliente de plus du laboratoire Balco

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Par: rédaction
6/10/07 - 08h39

Balco, le laboratoire californien reconnu coupable d'avoir fourni des produits dopants à de nombreux athlètes, continue de malmener le sport quatre ans après avoir été mis à jour. La triple championne olympique en 2000 à Sydney a reconnu vendredi devant un tribunal américain avoir pris des stéroïdes, de la THG produite par le laboratoire Balco, entre le mois de septembre 2000 et juillet 2001. Avant ces accusations portées contre Jones, qui avait toujours nié, cette enquête contre le laboratoire, spécialisé dans les analyses d'urines et de sang et dans les compléments alimentaires, avait provoqué les condamnations de cinq personnes et de nombreuses sanctions contre les athlètes-clients.

L'enquête des agents fédéraux a commencé en juin 2003, lorsque l'Agence antidopage américaine (USADA) a reçu un appel anonyme accusant des athlètes d'utiliser un nouveau produit dopant, plus tard identifié comme de la THG, un stéroïde synthétique. En octobre 2006, le fondateur de Balco, Victor Conte, est condamné à quatre mois de prison et quatre ans de résidence surveillée pour distribution de produits dopants et blanchiment d'argent. Le vice-président du laboratoire James Valente est condamné à une mise à l'épreuve, alors que l'entraîneur Greg Anderson, qui s'est occupé de la vedette du base-ball Barry Bonds, écope de trois mois de prison et trois mois de résidence surveillée. Un autre entraîneur, l'Ukrainien Remy Korchemny, est aussi condamné à une mise à l'épreuve. Le chimiste Patrick Arnold, créateur de la THG, également appelé "The Clear", est condamné à trois mois de prison.

La liste des sportifs compromis dans cette affaire compte une trentaine de noms. Avant Jones, qui vient de s'y ajouter officiellement après des années de soupçons, le Britannique Dwain Chambers et la championne du monde déchue du 100 m et du 200 m des Mondiaux 2003, l'Américaine Kelli White (28 ans), avaient été parmi les premiers à "tomber". Quatre athlètes américains ont aussi été pris dans les filets des instances sportives sans avoir été contrôlés positifs. Le cas le plus fameux est celui de l'ancien recordman du monde du 100 m et père de l'enfant de Marion Jones, Tim Montgomery, suspendu deux ans en décembre 2005 et qui a mis un terme à sa carrière dans la foulée. Alvin Harrison (novembre 2004) et Michelle Collins (mai 2005) ont été suspendus quatre ans. Chryste Gaines a pris deux ans (décembre 2005).

Regina Jacobs (juillet 2004) a aussi été suspendue quatre ans. Le boxeur Shane Mosley, champion WBA des welters, a reconnu avoir été client de Balco la semaine dernière. Mais aux Etats-Unis, le "Big Deal" (la grosse affaire) concerne les joueurs de base-ball. Quelques stars, dont Jason Giambi ou Gary Sheffield, ont confessé. Le "gros poisson" que tout le monde attend maintenant est évidemment Barry Bonds. Le détenteur du record de home-runs est une véritable légende aux Etats-Unis. Et il semble que l'étau des enquêteurs se resserre autour du joueur de San Francisco, à quelques kilomètr es des laboratoires Balco. Le mérite de l'affaire Balco a aussi été de faire réagir le monde politique américain sur le dopage dans le sport de haut niveau après des années à "faire l'autruche". Le Président George W. Bush montant même au créneau pour demander aux grands sports professionnels (base-ball, football américain, basket et hockey sur glace) de renforcer leurs règlements antidopage. (afp)

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