Vercauteren "balance" après sa démission
Franky Vercauteren n'a pas mâché ses mots sur l'équipe nationale.
Pour la première fois après la débâcle de Erevan et sa démission qui en suit, Franky Vercauteren s'est épanché dans la presse. Il dénonce l'amateurisme de l'Union Belge et la mentalité déplorable de certains Diables.
L'Union belge a perdu le premier fax de la FIFA. Il contenait une proposition de suspension de quatre matches. Comme l'UB n'y a jamais répondu, la sentence a été maintenue, sans qu'on puisse la contester
Vercauteren au sujet de la suspension de Witsel
Les données du scouting? Une armoire avec trois fardes. Manuscrites. Ritchie De Laet? Aucune information disponible. Alors que ça se retrouve dans le journal.
Franky Vercauteren
Anthony Vanden borre a été laché par tous ses coéquipiers. Il n'a pas eu le moindre soutien de ses potes. Quand je vous disais qu'il n'y avait pas d'équipe... Il a préféré fuir.
Vercauteren
Dans une interview au quotidien néerlandophone De Morgen, Franky Vercauteren s'est lâché. Il a dit ce qu'il avait sur le coeur. Sans langue de bois.
"Je voulais déjà claquer la porte avant la Kirin Cup. La veille du départ, seulement douze joueurs étaient disponibles. Le Standard et Anderlecht ont laissé tomber l'équipe nationale de manière préméditée. Les deux clubs avaient un accord. On a imposé aux joueurs de renoncer", peste l'ancien coach fédéral.
Communication foireuseCelui-ci désapprouve aussi la communication foireuse après le limogeage de Dick Advocaat au Zenit Saint-Pétersbourg. "Le président a imploré Advocaat pour qu'il vienne le plus vite possible. Comment croyez-vous que les joueurs ont réagi? Il était impossible de construire une équipe autour des Diables", ajoute-t-il.
Vercauteren n'hésite pas à citer des noms. Auteur d'une prestation en dessous de tout à La Corogne, "Anthony Vanden borre a été laché par tous ses coéquipiers. Il n'a pas eu le moindre soutien de ses potes. Quand je vous disais qu'il n'y avait pas d'équipe... Il a préféré fuir", confie-t-il.
Le cas Pocognoli? "On jouait un match d'entraînement et Poco était censé s'entraîner individuellement et puis monter jeu. Il a préféré se tirer et ne plus revenir. Lorsque le même scénario s'est reproduit le lendemain, on a décidé de le renvoyer à Alkmaar. Comme sanction, on a même voulu le faire revenir de l'AZ pour le mettre en tribune en Arménie", poursuit Franky.
Amateurisme de l'UBPour en arriver au paroxysme du malaise autour des Diables, l'Union belge et son amateurisme criant. Il énumère trois exemples pour l'illustrer. "Du jour au lendemain, je n'avais plus de bureau. La cellule technique avait déménagé, mais rien n'était prévu au nouvel endroit", explique-t-il.
"Les données du scouting? Une armoire avec trois fardes. Manuscrites. Ritchie De Laet. Aucune information disponible. Alors que ça se retrouve dans le journal", raconte le coach démissionnaire.
Dernier exemple de je m'en-foustisme pur. La suspension d'Axel Witsel suite à son exclusion en Bosnie. "L'Union belge a perdu le premier fax de la FIFA. Il contenait une proposition de suspension de quatre matches. Comme l'UB n'y a jamais répondu, la sentence a été maintenue, sans qu'on puisse la contester", soupire Vercauteren. (mb)