Les hommes de Michel Preud'homme ont véritablement arraché cette victoire à force de volonté et d'engagement.
Fellaini et Defour ont respectivement inscrit le premier et le deuxième but du Standard.
Le jeune Goreux n'en revenait pas lui-même d'avoir inscrit le troisième but du Standard, synonyme de qualification pour les Rouches.
De Boeck était forcément déçu à l'issue de la rencontre.
Jovanovic laisse exploser sa joie après avoir inscrit le quatrième et dernier but de la partie.
Au terme d'une partie complètement folle, le Standard a réalisé l'exploit de se qualifier pour les demi-finales de la Coupe de Belgique, en battant à domicile le Cercle de Bruges sur le score de 4 buts à 0. Après une première période assez terne, les hommes de Michel Preud'homme inscrivent 4 buts en deuxième période, dont les deux derniers, les plus importants, dans les derniers instants de la partie.
Première période stérile
Le Standard met directement la pression sur le Cercle. Après 50 secondes de jeu, Mbokani déborde sur le flanc droit, et adresse un très bon centre à Witsel, qui rate le ballon d'un cheveu, esseulé au point de penalty. Une minute plus tard, Mbokani croque sa frappe et Verbiest s'empare facilement du ballon.
Le Cercle procède par contre et s'approche sporadiquement du but du Standard, sans inquiéter sérieusement Espinoza. Les Rouches en veulent mais pêchent parfois par précipitation, et n'arrivent pas tout le temps à imposer leur rythme. Les Brugeois gèrent bien cette première période, privant le Standard d'occasions vraiment dangereuses, grâce à un regroupement défensif efficace.
Les hommes de Preud'homme en sont réduits à tenter leur chance de loin ou par des centres, sans beaucoup de succès, Verbiest ne devant pas forcer son talent pour préserver ses filets. Juste avant la pause, Mbokani manque sa reprise alors qu'il se retrouve seul devant Verbiest, l'attaquant étant probablement surpris de voir le ballon lui parvenir. Les joueurs regagnent les vestiaires sur un score vierge.
Deuxième période de légende
Les Rouches remontent sur le terrain gonflés à bloc, et trompent pour la première fois Verbiest à la 47e minute via Mulemo, mais ce but est annulé pour une position de hors-jeu de Fellaini. Fellaini justement soulagera le stade et enflammera la partie en reprenant de la tête un coup franc de Toama à la 52e minute, prenant Verbiest à contre-pied. 1-0, les 35 dernières minutes s'annoncent chaudes.
Steven Defour se charge de marquer le deuxième but liégeois sur coup franc, à la 57e minute, un peu aidé, il est vrai, par le mur brugeois qui se désagrège sur la trajectoire du ballon. À une demi-heure de la fin de la partie, tout Sclessin croit en une remontée du Standard. Witsel passe d'ailleurs tout près du 3-0 à la 60e minute, mais après s'être joliment défait des défenseurs du Cercle, son envoi puissant ne trouve pas le cadre.
La défense du Standard joue aussi bien son rôle, et notamment Sarre, sans le retour de qui Iatchouk, tout juste monté au jeu, réduisait l'écart pour le Cercle. Dans les instants qui suivent, Fellaini se retrouve seul face à Verbiest suite à une superbe combinaison en triangle, mais rate inexplicablement le cadre, au grand désespoir de Michel Preud'homme.
Un spectacle passionnant
Iatchouk manque de peu d'anéantir les espoirs du Standard à la 70e minute, lorsque sa reprise de la tête frôle le poteau d'Espinoza. Defour étant cuit, Jovanovic le remplace pour les vingts dernières minutes de la rencontre. Il inscrit d'ailleurs un but sur sa première touche de balle, pour un hors-jeu plus que discutable. Preud'homme se dit alors qu'il est maudit, et s'arrache les cheveux sur le bord de la pelouse.
75e minute, Mbokani s'écroule dans le rectangle suite à une faute de Gjuzelov, mais Paul Allaerts estime devoir récompenser les supposés talents de comédien de Dieumerci d'une carte jaune. Deux minutes plus tard, Goreux, qui touche son premier ballon, surprend Verbiest d'un centre-tir malicieux, mais le portier brugeois intervient à même la ligne pour repousser l'échéance. Les attaques liégeoises se succèdent, mais ne trouvent pas le cadre ou finissent dans les bras de Verbiest.
Explosion de joie
Au fur et à mesure que les minutes défilent, on sent le Standard se rapprocher de l'exploit. Et celui-ci tombe à la 89e minute du pied droit de Réginal Goreux, qui d'un angle fermé, crucifie le Cercle de Bruges d'une magnifique frappe surpuissante. La joie du jeune joueur, monté au jeu à la 77e minute, est indescriptible et le buteur se retrouve enseveli sous une pile de joueurs, réservistes et autres membres du staff.
Michel Preud'homme contient difficilement ses troupes afin de leur faire garder la tête froide, et le Cercle tente timidement d'inscrire un but, comptant sur Iatchouk, qui restera muet. C'est même le Standard qui assurera sa qualification dans les arrêts de jeu grâce à Jovanovic, qui se retrouve seul devant le portier brugeois et inscrira le but de la délivrance, faisant exploser de joie tout un stade qui y a cru jusqu'au bout.
Le Cercle a tenté de préserver son avantage du match aller (remporté par les hommes de Glen De Boeck sur le score de 4-1) mais s'est heurté à la volonté et à l'engagement inouïs des Standardmen, qui ont mérité cette qualification arrachée in extremis. En demi-finale, le Standard affrontera La Gantoise, alors qu'Anderlecht sera opposé au Germinal Beerschot.
Thomas Halter


