La France grâce à une main, le Portugal grâce à l'expérience

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Par: rédaction
18/11/09 - 22h56
MISE À JOUR

La France a décroché son billet pour l'Afrique du Sud dans la douleur en égalisant dans les prolongations, par Gallas à la 104e minute et suite à une main flagrante de Thierry Henry,  face à une équipe d'Irlande qui a frôlé l'exploit. Un peu plus tôt dans la soirée, le Portugal avait lui aussi assuré sa qualification en s'imposant 1-0 en Bosnie.

Une main et de la chance
La France s'est qualifiée pour le Mondial 2010, avec son nul (1-1) en prolongation mercredi en barrage retour au stade de France, après le succès français 1 à 0 à l'aller samedi à Dublin. A 203 jours du Mondial 2010, la France obtient donc, grâce à une action très litigieuse et une main de Thierry Henry qui risque de faire longtemps parler, sa qualification.

Domenech, encore conspué par tout un stade de France mercredi soir, devient le premier sélectionneur français à se qualifier pour une 3e phase finale (Mondial 2006, Euro 2008 et Mondial 2010). Hidalgo fut aussi sélectionneur pour deux mondiaux et un Euro, mais n'avait pas eu à se qualifier pour l'Euro 1984, puisque la France était organisatrice. C'est d'ailleurs la première fois que l'équipe de France dans son histoire enchaîne quatre coupes du monde consécutivement.

Dans la série des records, Henry devient le premier joueur français à se qualifier pour une quatrième coupe du monde (Vieira le pourrait aussi mais il n'a plus été appelé en Bleu depuis juin dernier et le suspense pour lui devient intense).

Les Français méritaient-ils d'aller en Coupe du Monde ? Cette question a hanté 103 minutes avec des Bleus incapables de marquer un but à l'Eire, nation sans joueur vedette, engluée au 34e rang Fifa (la France est 9e!). Et puis est venue cette action qui n'a pas fini de faire couler beaucoup d'encre. Et qui referme le livre d'un match livré dans la douleur pour les Bleus (Gignac est complètement passé à côté sous le regard d'un Benzema dégoûté sur le banc).

La première période fut catastrophique pour des Bleus tétanisés, terrassés par l'enjeu. C'est sur un but de cour de récréation que Duff, comme au ralenti, a centré en retrait pour son capitaine Keane, qui n'avait plus qu'à marquer (0-1, 32e). La seconde période fut un peu meilleure dans l'esprit pour les Français, mais pas dans la manière, avec une finition décousue et de grosses frayeurs.

Dur pour les nerfs de Zidane et Barthez en tribunes: choc entre Gourcuff et "Lass" Diarra et balle de 0'Shea qui passe au dessus (48e), Lloris qui sauve la patrie sur un contre irlandais (61e), un coup franc direct de Gourcuff ne donnant rien (71e) et Keane à deux doigts du dou blé (73e) ! La prolongation était inévitable. Et le manque de communication entre Gallas et Lloris n'avait rien de rassurant...

Ni ce but de Govou refusé pour hors-jeu (102e). Mais Gallas, qui avait vécu un match difficile, se rattrapait bien avec un des buts les plus importants de l'histoire des Bleus, mais entaché d'une main d'Henry pas vue par l'arbitre (1-1, 103e).

L'expérience portugaise
Le Portugal a lui aussi décroché mercredi son billet pour le Mondial 2010 en s'imposant 1 à 0 en Bosnie, après l'avoir emporté en barrage aller sur le même score, dans un match où ils ont patiemment attendu leurs adversaires pour les surprendre en contres.
 
Avec un Ballon d'or dans son effectif - Cristiano Ronaldo, forfait mercredi sur blessure - et une 4e place lors de la dernière Coupe du monde à défendre, le Portugal ne pouvait se permettre une absence en Afrique du sud sans déclencher un petit tremblement de terre. Mais un but de Raul Meireles à la 55e, une défense expérimentée et des contres incisifs ont permis aux Portugais de valider tranquillement leur qualification.
 
Défaite à Lisbonne, la Bosnie se devait d'attaquer, et mettait la pression sur les buts adverses dès les premières minutes. Une tête de Dzeko (16), à côté, puis un tir d'Ibisevic (19), trop écrasé, refletaient les intentions des joueurs de Miroslav Blazevic.
 
Mais les Portugais se montraient les plus dangereux quand, à la 24e, Ricardo Carvalho fusillait à bout portant le gardien bosniaque, qui repoussait de la jambe.
 
Les hommes de Carlos Queiroz débutaient la seconde période pied au plancher: Nani voyait son tir de près détourné par un arrêt réflexe de Hasagic (49). La réplique bosniaque intervenait dans la foulée par Pjanic dont la frappe de 25 m frôlait le montant droit portugais.
 
Dans une ambiance de plus en plus houleuse, le Portugal prenait alors l'avantage grâce à Raul Meireles, bien servi par Nani, trompant Hasagic d'un tir croisé à l'entrée de la surface (56). Au vu de la solidité défensive portugaise, l'écart apparaissait impossible à combler pour les Bosniaques, condamnés à inscrire trois buts pour se qualifier.
 
Les Bosniaques montraient alors quelques signes d'agacement, Dzeko récoltant le troisième carton jaune de son équipe (58), avant que Salihovic ne se fasse exclure pour deux avertissements coup sur coup (77). Entre-temps, Pjanic, d'un maître coup franc, manquait de peu l'égalisation en heurtant la transversale.
 
La fin de match était marquée par des jets de projectiles sur les joueurs portugais, déjà accueillis lundi à Sarajevo par des insultes et crachats. Malgré un ultime effort de Dzeko (82), les Bosniaques s'inclinaient. Les Portugais, après un début de campagne de qualifications catastrophique, pouvaient, eux, souffler. (belga/afp/vs)
 

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