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Jonathan Legear s'est épanché dans la presse belge sur sa nouvelle vie en Russie. Cet été, l'ailier belge a quitté Anderlecht pour le Terek Grozny, club basé en Tchétchénie. Avec sa compagne Lorraine (qui a étudié le Russe), "Jona" s'est établi à Kislovodsk, "la côte d'Azur" du Caucase russe. Extraits choisis (Het Nieuwsblad et La Dernière Heure/ Les Sports).
"Quand je suis arrivé, c'était un peu le foutoir. Gullit venait d'être limogé et a été remplacé par un coach russe inexpérimenté. Mes premiers entraînements étaient dramatiques. Cela ne dépassait le niveau d'une première provinciale. Heureusement, notre entraîneur actuel, Cherchesov, est arrivé. Il a resserré les boulons. Grâce à lui, nous avons obtenu un partage contre Anhzi (2-2)".
"Mon choix n'était pas facile. Je vivais à Bruxelles, l'une des plus belles villes d'Europe, tandis que tout le monde me disait que Grozny était une zone de guerre. Il fallait apprendre une autre langue, adapter son alimentation, mais j'étais prêt à faire ces sacrifices".
"Grozny, ce sera bientôt plus beau que Bruxelles"
"On ne voit plus aucune trace des combats. Tout est reconstruit à une vitesse folle ici. La ville devient de plus en plus jolie. Bientôt, ce sera plus beau que Bruxelles".
"Le reste du temps, on s'entraîne à 400 kilomètres de là. Cela dit, je me suis promené une fois dans le centre avant un match en compagnie de mon traducteur, un Tchétchène. Je n'ai eu aucun problème et on a mangé de délicieux sushis. On croise trois militaires tous les cent mètres. Ça donne un sentiment de sécurité. Ce serait bien de faire la même chose en Belgique où on se sent de plus en plus danger, je trouve. Cela aurait peut-être évité le drame de la place Saint-Lambert..."
"Kislovodosk ? En été, il y fait 40 degrés et c'est plein de touristes. Pendant l'hiver, c'est un peu comme en Belgique sauf qu'il y a toujours du soleil. C'est très agréable". (mb)


