La presse espagnole pleurait vendredi la chute "cruelle" des "héros" du modeste club espagnol de Getafe, en quarts de finale de la Coupe de l'UEFA face au géant Bayern Munich (3-3 a.p.) au terme d'un match épique et riche en rebondissements.
"Cruauté infinie" titre en une le quotidien sportif AS montrant la photo du gardien argentin de l'équipe de la banlieue madrilène, Roberto "Pato" Abbondanzieri, la tête cachée sous son maillot noir, abattu après le but allemand éliminatoire dans les prolongations. "Ils ont lutté comme des héros à dix et ils ne sont tombés face au Bayern qu'à la dernière seconde" souligne le journal.
"Malgré tout vous êtes nos héros", lance l'autre grand quotidien sportif espagnol, Marca, estimant que ce match "restera dans l'histoire du football". Le grand quotidien généraliste El Pais rend également hommage à ces "héros sans récompense", réduit à dix sur le terrain, dès la 6-ème minute de jeu après l'exclusion du jeune milieu Ruben de La Red.
"Getafe a vu s'évanouir son rêve européen après le but de Luca Toni dans la dernière minute de la prolongation" résume le journal qui consacre une partie de sa une, avec photo, à cette "cruelle défaite".
"Si une défaite peut avoir sa place dans l'histoire récente du football, ce sera celle de Getafe", estime de son côté El Mundo, soulignant l'héroïsme de l'équipe de la banlieue ouvrière de Madrid face au géant allemand.
"Getafe a caressé le paradis avant de recevoir le coup de grâce", estime le journal ABC. Le Bayern Munich affrontera le Zenit Saint-Pétersbourg en demi-finales de la C3 et peut même envisager, cette saison, de signer un triplé Championnat, Coupe d'Allemagne et Coupe de l'UEFA.
Le Getafe Club de Futbol, fondé en 1983 dans la banlieue sud de Madrid menait 3-1 à cinq minutes de la fin de la prolongation mais Luca Toni, meilleur buteur du Championnat d'Allemagne, a profité d'abord d'une énorme bourde d'Abbondanzieri pour faire revivre le Bayern (115e), avant de l'envoyer en demi-finale (120e).
Le club allemand avait arraché le match nul (1-1) et le droit de disputer la prolongation à quelques secondes de la fin du temps réglementaire, grâce à un but du Français Frank Ribéry.


