La presse belge et européenne encense la Roja

sauvegarder
Par: rédaction
30/06/08 - 13h43

La presse belge et européenne, dans son ensemble, dressait lundi le panégyrique de l'équipe d'Espagne, au lendemain de son succès en finale de l'Euro 2008 face à l'Allemagne (1-0), saluant "son panache" et son attaquant Fernando Torres, auteur du but libérateur après 44 ans de disette.

"La reconquête espagnole", titre Le Soir en Belgique qui assure que l'Espagne "a dominé la finale comme elle a dominé tout le tournoi", soulignant que la victoire a été "amplement méritée". De Standaard publie une photo de Luis Aragones dans les bras de ses joueurs avec "L'Espagne conquiert enfin son deuxième titre". Le quotidien néerlandophone loue le beau jeu de combinaisons espagnol et rappelle que la "Roja" fut la seule à ne pas avoir raté un match durant tout l'Euro.

"Campeones"
"Campeones!", (en espagnol) figure en Une de la La Libre Belgique avec une photo du capitaine espagnol, Iker Casillas, estimant aussi que les Espagnols n'ont pas manqué leur rendez-vous avec l'Histoire.
"La 'seleccion' n'est désormais plus l'équipe nationale qui échoue systématiquement lors des grands rendez-vous", écrit De Morgen qui souligne la "grande compétition" réussie par l'équipe d'Aragones grâce à son beau football.

"Espagne, patron de l'Europe", titre La Derniere Heure-Les Sports, qui dit que la "logique a été respectée en finale où la meilleure équipe du tournoi a battu l'Allemagne". Les Editions de Vers l'Avenir chante avec "l'Espagne championne" "Olé !" et souligne que "cette victoire face à l'Allemagne met fin à une longue malédiction. Durant tout l'Euro, l'Espagne a séduit par son foot offensif et créatif."

Le groupe Sudpresse s'écrie de son côté "Viva España" saluant ce deuxième titre espagnol conquis "Avec les oreilles et la queue...".
Het Laatste Nieuws s'exclame: "Enfin l'Espagne" pour ce sacre "historique". Het Nieuwsblad crie aussi "Eviva Espana !" avec une grande photo de la liesse dans les rues de Madrid.

Ailleurs en Europe
"Grandioso", s'inclinait, admiratif, le journal autrichien Kurier, en évoquant "le conte d'une nuit d'été" de l'Espagne. "Et le sauveur se nomme El Nino", "Fernando Torres, l'ange blond héros d'Espagne", titrait La Tribune de Genève sur sa version en ligne. Pour Le Temps, "L'Espagne s'est offert l'Eldorado avec virtuosité et panache" grâce à un "El Nino romanesque".

"Cela valait le coup d'attendre - c'est ce que doivent aussi penser les Espagnols. Quarante-quatre ans après leur unique titre (à l'Euro-1964), l'équipe de Luis Aragones a remporté l'Euro grâce à son flair, à son style de jeu et à son panache", notait de son côté le quotidien anglais The Independent.

Même concert de louanges du côté du Times, qui insistait sur la performance des joueurs sang et or, tout en rappelant que cette victoire mettait fin à une véritable malédiction espagnole dans les tournois majeurs. "L'Espagne a battu l'Allemagne par la plus petite des marges au niveau du score mais, sur le plan du jeu, c'est un véritable boulevard qui a séparé les deux équipes".

"Les fantômes (de la défaite) se sont évanouis hier (dimanche) à Vienne; les fantômes d'une équipe portant la douleur de la défaite dans ses yeux", ajoutait, dans un élan lyrique, le quotidien britannique.

"Furia ibérique"
Le quotidien sportif français l'Equipe portait également au pinacle l'équipe d'Espagne, "plus belle encore d'avoir décroché ce sacre sans avoir jamais renoncé à son style et en ayant su le faire un soir de finale". "La leçon espagnole", titrait, en écho, le quotidien populaire Le Parisien, pour qui "le sacre tant attendu (de la Roja)" était "mérité".

"La furia ibérique" était aussi à la fête dans la presse italienne, pour qui le style de jeu espagnol a été tout simplement "séduisant". "C'est le triomphe de la technique sur le football athlétique allemand", observait ainsi La Gazzetta dello Sport.

Les presses polonaise et turque insistaient, elles aussi, sur l'opposition - flagrante - de style entre l'Espagne et l'Allemagne. "La finale de l'Euro-2008 était une rencontre entre joailliers et forgerons", jugeait le quotidien polonais Rzeczpospolita, tandis que, côté turc, le quotidien à grand tirage Hürriyet affirmait que "les taureaux(espagnols) n'avaient pas laissé les panzers (allemands) respirer de tout le match".

Partout en Europe, un nom revenait dans la presse comme le symbole incontournable de la victoire espagnole, celui de Fernando Torres. "Tor, Tor, Torres! (But, but, Torres!"), barrait la une du quotidien autrichien Österreich, en hommage à l'attaquant de la Roja.

"Enfant du destin"
"Torres met l'Allemagne K.O.", notait La Gazetta dello Sport, en faisant l'éloge du joueur de Liverpool, qualifié "d'enfant (El Nino) du destin".
El Nino, un surnom repris également par la presse néerlandaise, à l'instar de Het Algemeene Dagblad, qui titrait "El Nino met l'Espagne en feu" et détaillait, non sans délectation, "le but somptueux de Fernando Torres qui a refait de l'Espagne la meilleure équipe d'Europe après 44 ans".

En Grèce et au Portugal - les deux pays finalistes de l'Euro-2004-, les commentaires de la presse étaient sobres, mais tout aussi laudatifs. "Jamais aucun champion d'Europe n'est parvenu à obtenir le titre avec une trajectoire aussi brillante", notait le quotidien sportif portugais A Bola. "L'Espagne était la meilleure équipe (du tournoi) et elle l'a prouvé", soulignait le journal hellène Eleftherotypia.

"Il est difficile de trouver des arguments permettant d'accréditer l'idée selon laquelle les Espagnols ne méritaient pas de l'emporter", concluait le quotidien sportif tchèque Sport, en clamant, en forme de clin d'oeil à l'Histoire: "La Grèce est morte, vive l'Espagne!" (belga)

Votre avis nous intéresse!