Les joueurs attendus, la fête va se poursuivre à Madrid

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Par: rédaction
30/06/08 - 14h34

Les joueurs espagnols, sacrés dimanche champions d'Europe à Vienne, étaient attendus avec impatience lundi soir à Madrid, où la nuit a été courte, comme dans l'ensemble des villes espagnoles.

Fernando Torres, le buteur de la finale contre l'Allemagne (1-0), Xavi, le meilleur joueur du tournoi, et les autres doivent arriver à l'aéroport de Madrid-Barajas vers 19h30. Les joueurs, qui ont fêté la victoire dans une pizzeria de Vienne avant de finir la nuit dans un pub local, et le sélectionneur Luis Aragones, se rendront ensuite en autobus découvert vers la Place de Colon, au centre de la capitale, où un hommage triomphal leur sera rendu.

Les supporteurs, tout de rouge et jaune vêtus, étaient quelque 65.000 selon la police pour suivre la rencontre sur écran géant sur cette même place dimanche soir. Ils devraient être encore plus nombreux pour acclamer les nouveaux héros du football espagnol tout au long de leur parcours d'un peu plus d'une heure, notamment sur la grande avenue de la Castellana.

Beaucoup devraient avoir "la boule à zéro". Des milliers de supporteurs avaient en effet promis de se raser le crâne si leur équipe nationale remportait l'Euro 2008. Le sélectionneur Luis Aragones s'était lui engagé à faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

La plupart des chaînes de télévision espagnoles ont prévu des programmes spéciaux ou une retransmission en direct de l'événement à Colon. Le flot de réactions à la victoire de la "Roja" (surnom de la sélection espagnole) se poursuivait lundi, dans une Espagne euphorique, où beaucoup avaient le sourire et des cernes sous les yeux.

"Il était temps"
"Mission accomplie" se félicitait la ministre de la Défense Carme Chacon, discours martial oblige. Dimanche, le chef de l'Etat, le roi Juan Carlos, et le président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, présents à la finale, avaient déjà pu féliciter les joueurs.
M. Zapatero recevra les héros de Vienne mardi matin (11h30) au siège du gouvernement espagnol.

"Il était temps", a pour sa part commenté l'ancien chef du gouvernement José Maria Aznar alors que l'Espagne attendait un grand titre international depuis 1964. L'une des grandes figures du sport espagnol, le tennisman Rafael Nadal, soulignait dans un blog que l'Espagne était "le dernier grand pays de foot à qui il manquait une grande victoire". "Pour les traditions, pour l'histoire, pour le jeu, nous méritons un tel triomphe", ajoutait le quadruple vainqueur de Roland-Garros.

"L'Espagne est devenue folle", titrait lundi le quotidien El Pais en faisant le compte-rendu des célébrations dimanche dans la plupart des grandes villes où des écrans avaient été installés, à la notable exception de Barcelone (nord-est). Ils ont néanmoins été nombreux à fêter la victoire dans les rues de la capitale catalane, notamment sur les célèbres Ramblas.

Quelques incidents ont néanmoins ponctué la soirée de célébrations. Quatorze personnes ont été arrêtés à Barcelone dans la nuit de dimanche à lundi, pour dégradation de matériel et outrage à agents.
A Madrid, la police a dû tirer quelques coups de feu d'avertissement près du Musée Thyssen pour disperser des supporteurs jetant des bouteilles.

Au total, 52 personnes ont été interpellées dans la capitale espagnole et un supporteur de 40 ans portant un maillot de l'Espagne, a été retrouvé mort à l'aube par un agent de nettoyage, probablement à la suite d'un accident. (belga)

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