Paris, Rennes, Nancy et St-Etienne ouvrent le bal
Paul Le Guen, l'entraîneur du PSG.
Les joueurs de Saint-Etienne sont en crise de confiance.
Carlo Ancelotti joue sa tête comme entraîneur de l'AC Milan.
Les quatre clubs français en lice en Coupe de l'UEFA (PSG, Nancy, Rennes, Saint-Etienne) effectuent leurs débuts jeudi lors du 1er tour aller qui marque notamment les retrouvailles des Verts avec la Coupe d'Europe, 26 ans après leur dernière apparition sur la scène continentale.
L'objectif minimal pour les représentants tricolores sera déjà de faire mieux que la saison dernière et d'effacer un triste précédent. Histoire également de redorer le blason d'une Ligue 1 encore sérieusement secouée en Ligue des champions (déroutes de Marseille et de Bordeaux face à Liverpool et Chelsea).
Saint-Etienne en criseMais si les clubs français rechignent souvent à jouer le jeu en C3, peu séduits par les retombées médiatiques et financières d'une épreuve qui survit dans l'ombre de la C1, Saint-Etienne n'aura pas trop de mal à trouver des sources de motivation.
Dépassés en championnat (18e), les Stéphanois espèrent récupérer un peu de leur mordant en renouant avec le parfum de l'Europe. Certes, le déplacement sur la pelouse de l'Hapoël Tel-Aviv n'a rien de prestigieux mais pour une équipe à la dérive (4 défaites en 5 rencontres de L1), tout est bon à prendre pour emmagasiner de la confiance.
Le constat vaut aussi pour Rennes et Nancy, distancés en L1. Les Bretons, issus de l'Intertoto, ont sans doute tiré l'adversaire le plus coriace du lot avec les Néerlandais du FC Twente mais ils peuvent compter sur l'expérience acquise en Coupe d'Europe ces dernières années (3 participations à la C3 depuis 2005). Les Lorrains devront, de leurs côtés, se méfier des Ecossais de Motherwell, mais là aussi la force de l'habitude joue en leur faveur (2e participation en 3 ans).
Pour Paris, ce sont des débuts en douceur qui ont été programmés contre les modestes Turcs de Kayserispor. Paul Le Guen mise sur le métier du capitaine Makelele pour franchir ce premier obstacle. Et pour éviter toute forme de suffisance, l'entraîneur parisien peut s'appuyer sur Kezman, débauché cet été de Fenerbahçe et qui connaît parfaitement les pièges qui attendent ses nouveaux coéquipiers en Turquie.
Ancelotti sur un siège éjectableDans les autres matches, l'AC Milan, qui fait figure de grandissime favori de l'unique épreuve manquant encore à son palmarès, doit se ressaisir face au FC Zurich après deux revers d'affilée en Serie A.
Carlo Ancelotti a été confirmé à son poste d'entraîneur malgré la défaite subie dimanche à Gênes (2-0) mais un nouveau faux-pas fragiliserait considérablement sa position. Il devra, en tout cas, faire sans Andrea Pirlo, victime d'une lésion musculaire à la cuisse droite.
L'Ajax, autre grand d'Europe condamné à végéter cette saison en Coupe de l'UEFA, ne devrait guère connaître de soucis contre les Serbes de Borac Cacak.
De belles affiches
Naples-Benfica se présente comme une affiche qui fleure bon les années 1980, lorsque les deux clubs étaient à leur faîte. Depuis, Naples a touché le fond dans les années 1990 et vient de retrouver la scène européenne via l'Intertoto. Le club lisboète, seulement 4e du dernier championnat du Portugal, aura l'avantage de recevoir au match retour.
Les pronostics seront également équilibrés entre Dortmund, qui a cependant perdu du terrain en Allemagne depuis sa Ligue des champions en 1997, et l'Udinese, club restant dans l'ombre des mastodondes italiens mais souvent bien placé en Coupe d'Europe. (afp/7sur7)