Le gouvernement polonais qui destitue la fédération de football et nomme un administrateur que ne reconnaissent ni la FIFA ni l'UEFA: le chantier de l'Euro 2012, attribué à la Pologne et l'Ukraine, n'avait pas besoin de ça alors que ce dossier soulevait déjà tant de questions.
Les co-organisateurs ukrainiens et polonais croyaient avoir obtenu un répit bienvenu quand le comité exécutif de l'UEFA réuni à Bordeaux avait confirmé vendredi la volonté d'organiser l'Euro 2012 dans ces deux pays, sous certaines conditions.
Mais, lundi, la décision du tribunal d'arbitrage près le Comité olympique polonais de démettre la direction de la Fédération polonaise de football -officiellement "à la suite du constat de nombreuses violations de la loi par les responsables de la Fédération"- et d'y subsitituer un administrateur légal, a fait l'effet d'une petite bombe, à trois ans et demi du coup d'envoi de l'Euro, évènement sportif planétaire.
La réaction des instances internationales dirigeantes du football,
UEFA et FIFA, ne s'est pas faite attendre. Ces deux entités ont déclaré dans un communiqué commun ne pas reconnaître "ni la décision rendue par le tribunal arbitral du Comité national olympique de Pologne, ni la nomination d'un "administrateur" de la PZPN (fédération polonaise)". (afp)


