L'UEFA a ouvert jeudi une enquête sur des insultes racistes présumées des spectateurs du FC Zenit St-Pétersbourg à l'encontre des joueurs de l'Olympique de Marseille lors du 8e de finale de Coupe de l'UEFA disputé mercredi en Russie.
"Si les faits sont avérés, l'Instance de contrôle et de discipline de l'UEFA les examinera lors de sa réunion du jeudi 20 mars", explique l'instance européenne. Le Zenit s'est imposé 2-0 et qualifié pour les quarts de finale en vertu des buts marqués à l'extérieur (3-3 sur l'ensemble des deux matches). "L'Article 11 bis du Règlement disciplinaire de l'UEFA prévoit plusieurs sanctions pour les clubs dont les supporters portent atteinte à la dignité d'une personne ou d'un groupe de personnes, par quelque moyen que ce soit, en raison de sa couleur, de sa race, de sa religion ou de son origine ethnique", poursuit l'UEFA.
"Nous prendrons des mesures en fonction de la gravité des faits, mais le principe pour l'UEFA est la tolérance zéro pour le racisme, même si dans ce cas précis à Saint-Pétersbourg je n'ai pas à me prononcer, et il faut attendre d'en savoir plus, sachant que les délégués de l'UEFA ont jusqu'à 48 heures pour envoyer leur rapport", a commenté de son côté William Gaillard, conseiller de Michel Platini, président de l'UEFA. "Nous avons déjà pris des mesures dures dans des cas de racisme avérés, car il n'y a pas de place dans le football pour la violence, la xénophobie ou l'homophobie", a conclu M. Gaillard.
"Je n'ai pas été directement témoin de ces faits, mais tous les témoignages concordent pour conclure à des actes de racisme à l'encontre de certains de nos joueurs qui s'entraînaient", a déclaré Pape Diouf, président de l'OM, avouant son "écoeurement". (belga)


