Manchester complète le trio anglais
Gary Neville, adulé par tout un stade, est monté au jeu en lieu et place d'Anderson.
Marco Cassetti se tord de douleur. Il s'est sans doute blessé à la clavicule et est remplacé par Max Tonetto.
De Rossi, qui a manqué la conversion d'un penalty en première mi-temps, peut compter sur le réconfort de son partenaire Mexes.
Tevez ponctue une action qu'il avait lui-même initiée. Il reprend victorieusement un centre de Hargreaves.
Tevez est félicité par ses coéquipiers après son but.
Dans le cadre des quarts de finale retour de la Ligue des Champions, Manchester United s'est qualifié comme attendu aux dépens de l'AS Rome. Vainqueurs déjà 0-2 à l'aller, les Mancuniens ont à nouveau dominé les Italiens 1 but à 0. Tevez a inscrit le seul but d'un match dont l'issue paraissait d'ores et déjà connue. Ferguson avait décidé de ménager quelques pions essentiels. Ronaldo et Scholes pouvaient ainsi souffler.
Position favorableIl fallait un petit miracle pour que les Italiens se qualifient ce soir à Old Trafford. Malgré la défection de Vidic, pièce maîtresse de la défense mancunienne, on s'imaginait mal l'AS Rome tromper 2 fois van der Sar sans succomber à l'entrain offensif de Ronaldo et consorts. Vainqueur 0-2 au match aller au stade Olympique de Rome, Manchester avait sans doute fait le plus difficile. Les hommes de Ferguson étaient donc en position favorable pour rejoindre Liverpool et Chelsea dans le dernier carré de la compétition la plus prestigieuse et lucrative au monde.
Mission impossiblePour les Italiens, il s'agissait surtout d'éviter la déconfiture de l'an dernier à Old Trafford où les Romains avaient dû avaler 7 buts. L'équipe de Luciano Spalletti était donc condamnée à un exploit que d'aucuns n'hésitaient pas à qualifier d' "impossible" tant les Mancuniens impressionnent ces derniers mois. Qui plus est, depuis 1995, aucune équipe battue 2-0 chez elle en quarts n'est parvenue à se qualifier. L'exploit ne paraissait guère à la portée des Italiens, orphelins, de surcroît, de leur capitaine emblématique, Francesco Totti.
De Rossi se loupeManchester prenait son adversaire à la gorge dès l'entame de match. Il n'y en avait que pour les Anglais, qui asphyxiaient la Roma d'entrée de jeu. Giggs s'octroyait sans doute la plus belle occasion de la première période mais son tir manquait de puissance. Doni était à la parade. Alors que les Mancuniens déroulaient, Rome allait bénéficier d'un penalty, légitimement accordé par l'arbitre norvégien. Wes Brown accrochait le déroutant Mancini dans la surface de réparation. Le scénario dont rêvait Spalletti semblait se profiler, mais De Rossi plaçait son penalty au-dessus de la cage défendue par van der Sar. Sans doute venait-on d'assister, déjà, au tournant du match.
Tevez débloque le marquoirLa deuxième mi-temps était nettement moins attrayante et le rythme effréné de la première période était retombé. Manchester se contentait de contrôler le match. Juan et Taddei tentaient toutefois de venir chatouiller van der Sar, mais sans grande conviction. A la suite d'une combinaison avec Hargreaves, Tevez était à la réception d'un centre de son compère anglais. L'attaquant argentin se défaisait du marquage (bien trop laxiste) de Mexes pour venir placer une tête plongeante hors de portée de Doni. Le suspense - pour le peu qu'il en restait - était definitivement tué.
"Tiercé british"Manchester se qualifie donc aisément pour les demi-finales de la Coupe aux oreilles et défiera le Barça, vainqueur de Schalke 1 but à 0 au Nou Camp. L'équipe entraînée par Alex Ferguson complète le trio "british" dans le dernier carré de la Ligue des Champions et confirme la suprématie du football anglais en Europe.
Michaël Bouche