Chelsea accueille Liverpool en favori
Malgré le bon résultat de l'aller, Drogba et les siens devront se méfier d'une équipe que la Coupe d'Europe transcende.
Le coach Avram Grant ne jouit pas de la même popularité que Rafael Benitez. Ses pires détracteurs ne seront même pas convaincus par un doublé C1/championnat, estime-t-il.
Malgré sa bourde à domicile, Riise pourrait être appelé, vu les blessures d'Aurelio et Agger.
Chelsea est en bonne position pour réussir avec Avram Grant ce qu'il n'a jamais fait avec son prédécesseur charismatique Jose Mourinho: se qualifier, mercredi face à Liverpool, pour la finale de la Ligue des Champions.
Finale anglaiseIl s'agit pour Chelsea ou Liverpool de compléter une finale 100% anglaise après la qualification mardi de Manchester United aux dépens du FC Barcelone. Malgré le bon résultat de l'aller à Liverpool (1-1), les Londoniens devront se méfier d'une équipe que la Coupe d'Europe transcende et qui, à l'aller et à domicile, était apparue plus convaincante, malgré le résultat.
Avantage ChelseaChelsea a survécu à une saison qui ne semblait pas devoir lui sourire. Le but contre son camp inscrit par le Liverpuldien Riise au bout des arrêts de jeu à l'aller (1-1) comme le penalty synonyme de victoire en fin de match contre Manchester en championnat (2-1) sont les signes d'une équipe en réussite. "Je serais réaliste et je dirais que l'avantage est du côté de Chelsea", reconnaît Steven Gerrard. Le but de Riise est "un bonus pour nous. Il a tout changé", renchérit le gardien des Blues Petr Cech.
Stats favorablesLes statistiques sont du côté de Chelsea. Pour passer, Liverpool doit l'emporter ou réussir un nul en marquant au moins deux buts. Or, en huit visites à Stamford Bridge depuis que Rafael Benitez est l'entraîneur de Liverpool, les Reds n'y ont jamais marqué. Chelsea n'a plus perdu dans son stade face à une opposition anglaise depuis plus de quatre ans et 104 matches et y reste sur quatre matches européens sans but encaissé... Le FC Barcelone s'y était toutefois imposé en février 2006 (2-1). Il serait risqué de parier sur une avalanche de buts mercredi: lors de leurs sept duels européens depuis 2005, les deux équipes ont inscrit cinq buts.
PrécédentsC'est la quatrième fois en autant de saisons que les deux équipes s'affrontent en C1, la troisième à ce stade. En 2005 et 2007, Liverpool avait prévalu. Il est faux de dire que Chelsea n'a jamais été en position plus favorable. La victoire 1 à 0 de l'aller l'an passé à Stamford Bridge était un résultat aussi bon qu'un 1 à 1 à l'extérieur. Mais ne pas disputer le retour à Anfield, qui met une pression incroyable sur les visiteurs les soirs européens, est indubitablement un avantage.
Retour d'EssienL'effectif de Chelsea est le plus dense d'Angleterre, peut-être d'Europe. Les Londoniens récupèrent en plus Michael Essien, suspendu à l'aller. Mais parmi les titulaires, Liverpool n'a pas à rougir de la qualité de ses joueurs. Fernando Torres et Steven Gerrard ont le talent pour trouver la faille dans n'importe quelle défense. A l'aller, Liverpool est apparu comme la meilleure équipe. Mais Chelsea a impressionné samedi contre Manchester.
Contraste des entraîneursLe contraste est saisissant entre Rafael Benitez, qui bénéficie de l'adulation quasi-religieuse de ses supporteurs, et Avram Grant, raillé dans les travées de Stamford Bridge. Pourtant, si l'on exclut celle de Manchester United au lendemain de sa nomination en septembre, l'Israélien n'a perdu que quatre rencontres: à Arsenal en championnat (0-1), contre Tottenham et une équipe de D2 dans les Coupes nationales et sur le terrain de Fenerbahçe en C1. Certains commencent à trouver des qualités à Grant. Mais les plus irréductibles de ses détracteurs expliquent que n'importe qui mènerait cette équipe à la victoire, qu'il bénéficie du legs Mourinho. Ceux-là, Grant explique que même un doublé C1/Championnat ne les convaincra pas.
BlessésLa blessure à l'aller de Fabio Aurelio, qui s'ajoute à celle de Daniel Agger, n'arrange pas les affaires de Benitez, qui pourrait être contraint de déplacer Jamie Carragher à droite et de titulariser Sami Hyypia au centre. A moins qu'il ne rende sa chance à Riise malgré sa bourde de l'aller. (afp/7sur7)